Plate-forme des Professionnels de la Santé Mentale


Newsletter

Août 2017

Voilà l’état des lieux en ce mois d'août 2017 des différents recours - brossé par Brigitte Dohmen pour l’UPPSY (voir la dernière newsletter de l’UPPSY) :

Pour rappel, les recours contre une loi se font devant la cour constitutionnelle. La procédure doit être introduite dans les 6 mois qui suivent la publication de la loi au Moniteur et dure un an.
Les recours contre un arrêté royal de font devant le conseil d’État. La procédure doit être introduite dans les 2 mois qui suivent la publication au Moniteur et dure un an et demi.

A. Recours en suspension contre les articles 11 et 12 de la loi MDB :

Ce recours visait à suspendre l’application des articles 11 et 12 de la loi avant que la cour ne statue sur son annulation. Ces articles concernent les mesures transitoires. Les arguments utilisés étaient :

L’absence de mesures permettant de prendre en compte la valorisation de l’expérience acquise ;

La discrimination existant entre les psychothérapeutes « LEPSS », c’est-à-dire disposant d’un titre visé par la loi des soins de santé (professions médicales et paramédicales) et les non-LEPSS (bacheliers psycho-sociaux ou non professions médicales).

Ce recours était organisé et en partie financé par l’association Alter-Psy. Il s’agit d’un collectif de professionnels des sciences humaines, sociales et de la santé qui s’inscrivent dans une perspective humaniste de la relation d’aide et de la psychothérapie. 
Il a été introduit le 27/10/2016 par Maître Letellier au nom de 150 psychothérapeutes plaignants. Il a été plaidé le 7 décembre et la cour constitutionnelle a donné sa réponse concernant la suspension le 22 décembre.

L’article 11 a été suspendu et donc tous les psychothérapeutes formés peuvent continuer à pratiquer de façon autonome.

L’article 12 (les professions d’aide en santé mentale) n’a pas été suspendu.

B. Recours en annulation contre la loi MDB.

1. Recours en annulation des articles 11 et 12 de la loi, déposé par Alter-psy :

En même temps, Alter-Psy et Maître Letellier ont déposé un recours en annulation concernant ces mêmes articles.

Ce recours a été gagné en ce qui concerne l’article 11.

D’AUTRES RECOURS SONT EN COURS :

1. Recours en annulation de la loi MDB, centralisé par Alter-psy

Alter-psy et Maître Letellier ont déposé un 2e recours visant à annuler la loi MDB, tout au moins en ce qui concerne la psychothérapie.

C’est ici l’esprit de la loi qui est attaqué. Arguments :

Les différents courants de la psychothérapie sont évacués au profit d’un seul.

La psychothérapie est paramédicalisée.

La Ministre outrepasse ses compétences en légiférant la psychothérapie qui fait partie des sciences humaines.

2. Recours en annulation, centralisé par la Ligue Bruxelloise Francophone de Santé Mentale

La Ligue (LBFSM) a réuni autour d’elle un certain nombre d’organismes (centres de planning familial, fédération des maisons médicales, services pour toxicomanes,...) qui sont des employeurs de psychothérapeutes. C’est le cabinet de Maître Uytendaele qui va défendre ce recours.

Arguments :

Ces institutions et leurs travailleurs sont lésés par la loi, d’autant qu’elle est sortie en juillet pour être d’application en septembre, délai trop court pour qu’ils puissent s’organiser

La définition de la psychothérapie recouvre le travail de tous les intervenants de la santé mentale (assistants sociaux, psychologues,...)

Certains de leurs travailleurs sont autonomes, d’autres pas. Qui sera responsable en cas de problème ?

Quelles formations du passé sont valables ?

3. Recours en annulation, centralisé par la plate-forme des professions en santé 
mentale 
La plate-forme a regroupé les différentes fédérations professionnelles de psychothérapeutes et les différentes écoles de psychothérapie, au motif qu’elles vont 
devoir fermer puisque la loi prévoit que la psychothérapie doit s’enseigner à l’université. En outre, ils s’insurgent contre le critère de l’evidence based et l’éviction des autres orientations.

C’est le cabinet de Maître Tulkens qui va défendre ce recours.

4. Recours en annulation introduit par l’APPPsy et l’UPPsy

Ces fédérations professionnelles attaquent la loi sur le fond et reproche à MDB d’avoir changé la loi 2014 de façon non pertinente par rapport aux objectifs poursuivis par la loi (la protection des patients).

C’est Maître Bourtembourg qui prend en charge ce recours.

C. Recours contre l’AR du 8/12/2016 concernant le Conseil Fédéral Supérieur de la Santé Mentale (CFSSM)

Cet arrêté royal de MDB évince la plupart des fédérations professionnelles reconnues par le ministère des classes moyennes du conseil supérieur et par contre elle reconnaît des fédérations qui ne sont pas actuellement reconnues.

De plus, il n’y a aucune obligation de représentation des psychothérapeutes pour légiférer la psychothérapie.

C’est Maître Bourtembourg qui se charge de ce recours pour l’APPPsy et l’UPPsy, et Maître Tulkens pour les fédérations de psychothérapeutes. Selon les critères de MDB, peuvent être candidats : La FBP, l’UPPsy, l’UPPCF.

Par ailleurs, l’UPPSY-BUPSY a été nommée par l’A.R. du 24/03/2017, publié le 10/04/2017, comme association professionnelle représentative pour le Conseil fédéral des professions des soins de santé mentale – CFPSSM.

C'est une victoire pour cette fédération et cela signe la reconnaissance de sa représentativité dans le champ de la santé mentale aujourd'hui.

Ses délégués seront Paul Kestemont, effectif et Cédric Boussart, suppléant, au CFPSSM.

Ce conseil va travailler sur les dossiers de la psychologie clinique, de la psychothérapie, de l'agréation des formations de psychothérapie, de la question des formations à l'université ou dans les écoles privées etc.

Le travail continue pour revendiquer l'existence autonome de la profession de psychothérapeute et défendre une vision de la santé mentale, de la psychologie clinique.

Avec nos partenaires, nous travaillons également à la question de la reconnaissance des écoles de formation à la psychothérapie privées - hors universités. Comme vous le savez elles sont actuellement menacées d'illégalité par la ministre - qui souhaite les interdire et ramener la formation à la psychothérapie uniquement à l'université.

Pour voir la liste des membres du futur conseil, cliquez sur le lien suivant :

http://www.psychotherapeutes.be/wp-content/uploads/2017/06/KB-benoeming-leden-FRGGZB-AR-nomination-des-membres-CFPSSM1.pdf

Bien à vous et à bientôt,

 

Françoise Daune, Présidente

 

Juin 2017

Bonjour à toutes et à tous,

Voilà les noms des membres du Conseil fédéral des professions de soins de santé mentale révélés ces jours derniers : http://www.psychotherapeutes.be/wp-content/uploads/2017/06/KB-benoeming-leden-FRGGZB-AR-nomination-des-membres-CFPSSM1.pdf. Pour rappel, des recours sont encore en cours tant devant le Conseil d’Etat (notamment concernant la constitution de ce Conseil - où la psychothérapie a disparu…) que devant la Cour constitutionnelle. Nous sommes donc dans l’attente et vous serez informés dès qu’une information nous parviendra. Certaines réponses sont attendues dans les mois qui viennent, d’autres seront plus longues à attendre (fin 2017). Le travail de mobilisation des acteurs de terrain continue (notamment au niveau juridique) et nous travaillons à nous rassembler, avec nos différences, contre la Loi MDB.

A bientôt,

Françoise Daune, Présidente

Avril 2017

MDB est occupée à former le Conseil fédéral de la Santé mentale. Plusieurs fédérations ou associations professionnelles représentatives candidates viennent de se voir malheureusement signifier un refus. C’est le cas de l'ABIPFS (systémiciens), de l’APPPsy (psychologues praticiens d’orientation psychanalytique), de l’ABP et de la FFBPP (psychothérapie psychanalytique). L’UPPsy (Union professionnelle des Psychologues) est quant à elle heureusement reçue. Et également l’AppelPsy/KLIpsy. Les possibilités d’un recours à venir sont envisagées avec Maître Tulkens. Pour rappel, deux recours sont actuellement conduits par Maître Bourtemboug et par Maître Tulkens auprès du conseil d’état relativement à la constitution et à la pluralité du futur Conseil fédéral (au nom des associations de psychothérapeutes et de psychologues cliniciens).

Nous vous tiendrons au courant de toute nouvelle évolution.

Françoise Daune - Présidente

Mars 2017

C’est une victoire importante, en lien avec le recours introduit par Alter-Psy et maître Letellier (d’autres recours complémentaires sont actuellement portés par la plate-forme, la Ligue, l’UPPsy et l’APPPsy, les fédérations de services ambulatoires…)

La Cour Constitutionnelle donne à nouveau raison aux psychothérapeutes : ce 16 mars 2017, elle vient de rendre un arrêt qui porte annulation du texte défendu par Maggie De Block, du fait de son inconstitutionnalité. En conséquence de cet arrêt, « les personnes qui, avant l’entrée en vigueur de la loi attaquée, exerçaient la pratique de la psychothérapie sans satisfaire aux exigences de cette loi peuvent continuer à exercer cette pratique en attendant que le législateur prenne les mesures transitoires nécessaires pour réparer l’inconstitutionnalité constatée par la Cour. »

La Cour

annule l’article11 de la loi du 10juillet 2016 «modifiant la loi du 4avril 2014 réglementant les professions des soins de santé mentale et modifiant l’arrêté royal n° 78 du 10 novembre 1967 relatif à l’exercice des professions des soins de santé d’une part et modifiant la loi relative à l’exercice des professions des soins de santé, coordonnée le 10 mai 2015 d’autre part », mais uniquement en ce qu’il ne prévoit aucun régime transitoire pour les personnes qui, avant l’entrée en vigueur de cette loi, exerçaient la pratique de la psychothérapie.

B.7.5. En conséquence, les personnes qui, avant l’entrée en vigueur de la loi attaquée, exerçaient la pratique de la psychothérapie sans satisfaire aux exigences de cette loi peuvent continuer à exercer cette pratique en attendant que le législateur prenne les mesures transitoires nécessaires pour réparer l’inconstitutionnalité constatée par la Cour.

Pour rappel, deux recours ont également été introduits devant le Conseil d’Etat en vue de contester la légalité de l’arrêté royal du 28 octobre 2016 fixant les critères pour que les associations professionnelles soient désignées comme représentatives de la profession au sein du Conseil supérieur de la Santé mentale.

Nous vous tiendrons au courant de toutes nouvelles avancées.

Françoise Daune,

Présidente

Janvier 2017 II

Ce lundi 23 janvier, deux recours au Conseil d’Etat concernant l’Arrêté Royal pour la constitution du Conseil fédéral des professions des soins de santé ont été déposés.

Nous n’avons pu que constater que cet Arrêté restreignait le nombre de fédérations pouvant espérer proposer des membres - certaines des fédérations professionnelles reconnues risquant ainsi de se trouver négligées. Or ce Conseil sera celui dans lequel va se penser la psychothérapie. Il est indispensable qu'on y retrouve des membres formés à la psychothérapie.

C’est sur cette base que Maître Tulkens a déposé une requête pour les associations de psychothérapeutes, ainsi que Maître Bourtembourg pour l’APPPsy.

D’autres recours en annulation seront déposés à la Cour Constitutionnelle, ce lundi 30 janvier.

Nous vous tiendrons au courant.

Françoise Daune, Présidente

Janvier 2017

Nous vous faisons suivre ce courrier pour vous informer de l'existence d'une lettre ouverte à la Commission des Psychologues.

Cette lettre ouverte demande, comme vous le verrez, plus de représentativité et plus de démocratie au sein d’une Commission des Psychologues loin d'être neutre dans le cadre de la réforme actuelle de M. De Block.

Les psychologues d'accord avec cette lettre ouverte ne doivent pas hésiter à la signer et à la diffuser massivement autour d’eux.

Nous continuerons à vous tenir au courant,

Françoise Daune, Présidente

Lettre ouverte à la Commission des Psychologues, (Avenue des arts 3, 1210 Bruxelles)

Nous, psychologues, écrivons ce courrier pour exprimer notre profond désaccord avec le fonctionnement de la Commission des Psychologues.

Nous nous vivons comme pris en otage par la Commission des psychologues qui exerce son rôle consultatif auprès des autorités de manière opaque. Nous sommes en effet légalement obligés de payer une cotisation à une institution qui œuvre pour l’avenir de notre métier sans consulter la plus grande partie de ses affiliés. Nous considérons cela comme un déni de démocratie.

Nous dénonçons la domination, au sein de la Commission, d’une seule manière de concevoir notre profession, celle de la FBP (Fédération Belge des Psychologues), qui dispose de 14 sièges sur 16, alors que cette association ne représente que 3500 psychologues sur les 10661 affiliés à la Commission (Rapport annuel 2015). Qu’est-ce qui justifie cette écrasante majorité ? De quel droit une seule fédération, ne représentant qu’un tiers des affiliés, fait-elle la loi aux autres ?

Un fonctionnement qui porte préjudice au métier de psychologue

La FBP soutient clairement la politique actuelle de paramédicalisation des psychologues de la Ministre De Block.
Or, nous ne sommes pas d’accord avec cette évolution de notre profession: elle porte préjudice à notre métier. En effet, nous considérons qu’il s’agit d’une vision simpliste de l’être humain et de son fonctionnement psychique qui contribue à une détérioration de la qualité des soins. De plus, en réservant l’exclusivité de la pratique psychothérapeutique aux seuls psychologues cliniciens, orthopédagogues cliniciens et médecins, la modification de la loi sur les psychothérapies votée en 2016 nie toute la richesse des formations possibles en Belgique et contribue à diminuer les exigences de formation. Les compétences futures des psychologues seront à n’en pas douter moindre qu’aujourd’hui.

Être inféodés à une autre profession (le corps médical) porte atteinte à notre liberté d’action, aux compétences qui peuvent nous être reconnues et met à mal l’espace de parole et la confidentialité. Ce sont les bases même du métier qui sont malmenées sans que la majorité des psychologues puisse dire quoique ce soit.

Un manque de transparence

En acceptant de participer aux réflexions sur « le profil de compétence des psychologues cliniciens » (rapport annuel 2015) sans nous rendre compte du contenu, la Compsy renforce son manque de transparence et nous empêche de lui accorder la confiance qu’elle est censée nous inspirer. La matière concernant le psychologue clinicien touche directement la réforme de M. De Block. A nouveau la même question se pose : quelle a été la position de la Commission sur cette question connaissant la majorité pro-De Block de la FBP ? Nous ne savons pas, l’opacité est maintenue.

Une mission de consultation exercée sans concertation

La Commission compte utiliser le montant très conséquent des cotisations thésaurisées pour promouvoir des études « utilisées dans le cadre consultatif de » leur « rôle vis-à-vis des autorités » (Rapport annuel 2015). Nous n’avons pas eu la possibilité d’exprimer notre avis à ce sujet, ce qui montre à nouveau l’impossibilité de se faire entendre au sein d’un organe que nous finançons. Inévitablement, ce sera l’organisme dominant, la FBP, qui fera prévaloir ses intérêts en termes d’études. Comment ces « études » seront orientées, au vu de la position de la FBP ? C’est aussi une question qui nous préoccupe.

En acceptant sans réagir qu’une seule organisation professionnelle fasse la loi au sein des organes de décision, la Commission nie la pluralité des approches propre à notre fonctionnement démocratique. Pourquoi ne se préoccupe-t-elle pas du fait que 7000 des psychologues qui lui versent une cotisation n’aient pas la parole en son sein ? Pourquoi ne pas penser un système qui permette à chacun de faire valoir son avis, en encourageant par exemple à une affiliation à une association professionnelle représentative et en partageant mieux le nombre de sièges, par exemple ?

Nous sommes dans ce qui ressemble à de l’abus de pouvoir... chèrement financé par nos poches!
Le montant annuel touché par la Commission doit s’élever à plus de 600.000 euros grâce à nos affiliations (et ceci sans compter l’argent économisé). Nous sommes en droit de demander des comptes sur l’usage qui en est fait.

Nous exigeons :

Plus de transparence, par des comptes-rendus réguliers publiés sur le site

Que la Commission se dote d’un mécanisme de concertation pour l’ensemble de ses affiliés

Qu’elle rende ses avis consultatifs, passés comme futurs, aux autorités, accessibles à tous les affiliés. Rien dans la loi ne prévoit cette mise au secret

Qu’elle signale que l’affiliation à une association professionnelle permettra d’avoir une voix au sein des organes décisionnaires.

Puisque nous ne pouvons être entendus comme psychologues à l’heure actuelle, certains d’entre nous ont choisi de retarder le payement de leur cotisation pour se manifester. En tout état de cause, avec ou sans payement de la cotisation 2017, nous tenons à vous signifier par cette lettre que nous attendons vivement de réelles propositions de concertation démocratique.

Nous n’hésiterons pas à nous adresser aux autorités compétentes si cette situation d’abus perdure.

Veuillez recevoir l’expression de nos sentiments distingués,

Psychologues, vous pouvez marquer votre désaccord de trois manières :

Si vous avez déjà payé votre cotisation, vous pouvez signer cette lettre ouverte en cliquant sur ce lien : https://goo.gl/forms/KRzbuA4WJSr8IseB2 ,

Si vous ne l’avez pas encore payée, vous pouvez signer la lettre et retarder le payement de votre cotisation. Il est légalement prévu d’avoir un retard 45 jours avant de devoir la payer (Arrêté ministériel du 18 novembre 2015, art. 2)

Ne pas la payer, ce qui expose à ne plus pouvoir porter le titre de psychologue.

Contact This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

 

Décembre 2016

 

Tous les membres du bureau de la Plate-Forme se joignent à moi pour vous souhaiter de belles fêtes de fin d’année.

Nous espérons que 2017 nous apporte paix et sérénité.

Nous avons le plaisir de vous informer que le Père Noël a déposé un cadeau sous le sapin, le premier recours déposé par Maître Letellier contre la loi Maggie de Block a été accepté par la Cour Constitutionnelle. Ceci signifie que tous les psychothérapeutes, quel que soit leur diplôme de base, peuvent continuer à travailler de façon autonome.

Néanmoins, le combat continue et d’autres recours seront déposés en janvier 2017.

Vous trouverez ci-dessous l’annonce du jeudi 22 décembre parue sur le site d’Alter-psy ainsi qu’un extrait de l’arrêt.

Françoise Daune, Présidente

 

« Arrêt de la Cour Constitutionnelle : Première victoire !

Maggie De Block à nouveau sur la sellette : une décision de justice vient de lui donner tort à propos de la loi encadrant le statut de la psychothérapie !

En juillet dernier, la Ministre de la Santé, Maggie De Block, faisait voter en urgence par le Parlement fédéral une disposition révisant la loi du 4 avril 2014 encadrant les soins de santé mentale et la profession de psychothérapeute. Cette loi avait pourtant été adoptée par une large majorité parlementaire, après plus de 15 ans de concertation avec les professionnels du secteur. En conséquence de cette révision, de nombreux psychothérapeutes se retrouvent, depuis le 1er septembre 2016, dans l’incapacité juridique de poursuivre leur activité de manière autonome, ceci leur causant un préjudice grave et difficilement réparable, et mettant par ailleurs en difficulté plusieurs centaines de leurs clients ou patients.

C’est la raison pour laquelle, en octobre dernier, près de 150 psychothérapeutes, avec le soutien du collectif Alter-Psy, ont introduit un recours en annulation auprès de la Cour constitutionnelle, assortie d’une demande de suspension.

Ce jeudi 22 décembre, la Cour constitutionnelle a tranché et a donné raison aux 150 requérants en décidant que : 
Les personnes qui, avant l’entrée en vigueur de la loi attaquée, exerçaient la pratique de la psychothérapie, sans satisfaire aux exigences de cette loi, peuvent exercer cette pratique en attendant que la Cour statue sur le recours en annulation.

Il s’agit d’une victoire incontestable pour l’ensemble du secteur de la santé mentale, tant pour les milliers de praticiens concernés que pour leurs clients ou patients.

Cette arrêt témoigne par ailleurs d’une méconnaissance totale par la ministre de ce que sont la psychothérapie et la relation d’aide en santé mentale. Il ouvre à de nouvelles actions juridiques contre les orientations prises en la matière par l’actuel gouvernement et, en particulier, à une contestation de la tendance à la para-médicalisation et la standardisation de la psychothérapie, telle que la loi du 10 juillet 2016 la définit. »

 

Arrêt n° 170/2016

du 22 décembre 2016

« Par conséquent, les personnes qui, avant l’entrée en vigueur de la loi attaquée, exerçaient

la pratique de la psychothérapie, sans satisfaire aux exigences de cette loi, peuvent exercer

cette pratique en attendant que la Cour statue sur le recours en annulation.

Par ces motifs,

la Cour

- suspend l’article 11 de la loi du 10 juillet 2016 « modifiant la loi du 4 avril 2014

réglementant les professions des soins de santé mentale et modifiant l’arrêté royal n° 78 du

10 novembre 1967 relatif à l’exercice des professions des soins de santé d’une part et modifiant

la loi relative à l’exercice des professions des soins de santé, coordonnée le 10 mai 2015

d’autre part » en ce qu’il ne prévoit aucun régime transitoire pour les personnes qui, avant l’entrée en vigueur de cette loi, exerçaient la pratique de la psychothérapie »


 

 

 

Novembre 2016 (suite II)

 

 

Bonjour à toutes et à tous,

Voilà ci-dessous copie du courrier relatif aux actions juridiques contre la nouvelle Loi règlementant la psychothérapie co-rédigé par la LBFSM, Alter-Psy et la Plateforme PSYSM.

Nous continuerons à vous tenir au courant,

Françoise Daune, Présidente

Chers Collègues,

Concerne : Actions juridiques contre la nouvelle Loi règlementant la psychothérapie

Suite à la publication au Moniteur Belge le 29 juillet 2016, de la Loi modifiant l’exercice de la psychothérapie, de nombreuses réactions légitimes se sont fait entendre car sa mise en application fait apparaitre de nombreux problèmes dans les secteurs concernés.
Dès lors différents acteurs de terrains se sont mobilisés et ont envisagé différentes actions juridiques. A ce jour trois actions coordonnées sont en cours ou en préparation:

1. Action en cours

Un recours en suspension et en annulation soutenu par Alter-Psy, a été déposé le 27/10/2016.

Plaidoirie du recours en suspension : le mercredi 7 décembre 2016 à 14h15 (audience publique) En fonction des résultats de ce premier recours , éventuelle introduction d’un 2ème recours en annulation, en janvier 2017.Ce second recours concernera principalement les psychothérapeutes indépendants et les personnes individuelles.

Avocat : Maître Letellier

Contact : This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

2. Action en préparation

Un recours en annulation à déposer pour le 29/1/2017 porté par le groupe de travail des fédérations coordonné par la LBFSM.
Ce recours concerne les institutions et les professionnels travaillant en institution.

Avocats : Marc Uyttendaele et Patricia Minsier

Institutions mandataires : LBFSM, FCPPF, FMM, Fedito, FLCPF et autres

Contact : This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

3. Action à l’étude :
Introduction d’un recours en janvier 2017 porté par la Plateforme des professions de santé

mentale concernant les institutions de formations et les formateurs.

Avocat : Maître Tulkens

Contact : via le formulaire du site http://www.plateforme-psym.be

Certaines personnes pourraient se retrouver dans plusieurs recours mais avec des casquettes différentes.

Récolte des témoignages pour les recours en préparation.

Afin d’assurer la recevabilité des requêtes pour les recours en annulation qui doivent encore être introduits nous sollicitons des témoignages d’institutions et/ou des personnes travaillant dans ces institutions et/ou des instituts de formation et/ou de formateurs pour fin novembre (15 décembre au plus tard) tant francophones que néerlandophones.

Pour un éventuel second recours Alter-Psy sollicitera des témoignages de psychothérapeutes indépendants ultérieurement.

Si vous souhaitez participer, merci de bien vouloir nous retourner votre témoignage par e-mail pour le 15 décembre 2016 au plus tard. Excusez-nous pour ce délai si court mais le temps est compté et il est nécessaire d’évaluer la recevabilité de votre demande auprès des avocats

Nous vous remercions pour l’intérêt et le soutien que vous portez à nos actions, nous ne manquerons pas de vous tenir informé de l’évolution des recours.

Éric MESSENS pour la LBFSM, Françoise Raoult pour Alter-Psy, Françoise DAUNE pour la Plateforme PSYSM

 

Novembre 2016 (suite)

A toutes et à tous,

Vous trouverez ci-dessous un extrait d’un courrier de la L.B.F.S.M. (Ligue Bruxelloise Francophone pour la Santé Mentale). Une nouvelle et heureuse démarche de la Ligue qui a chargé Maître Uyttendaele d’introduire un recours. Celui-ci viendra s'ajouter à celui d'Alter Psy et de Maître Letellier. Ce recours engage les institutions et non les particuliers. Toutes celles pouvant « justifier d’un intérêt » à l'annulation, pouvant démontrer qu’elles sont susceptibles d’être affectées personnellement, directement et
 défavorablement par la norme attaquée sont invitées à se manifester auprès de la Ligue. Quelle qu’en soit l’issue, voilà des initiatives que nous soutenons. Nous continuons à travailler avec nos différents partenaires autour d’actions présentes et à venir.

Bien à vous et à bientôt,

Françoise Daune, Présidente

"Chers Collègues, en juin dernier, vous avez signé la lettre ouverte destinée à Charles Michel, notre premier ministre, relative au projet de loi sur la psychothérapie.
Un groupe de travail se réunit depuis l’été avec des représentants de la santé mentale, de la 
toxicomanie, des maisons médicales et des centres de planning familial et autres, autour des questions et des difficultés engendrées par la loi De Block sur l’exercice de la psychothérapie dans les institutions. La Ligue s’en est vu confiée la conduite, l’objectif étant de voir notamment s’il était encore possible de contester la loi sur le plan constitutionnel. Le travail de notre groupe a permis d’identifier un certain nombre de questions et de problèmes que l’application de la loi allaient produire dans les services. C’est sur cette base qu’une consultation auprès du Cabinet de Marc Uyttendaele a eu lieu. Les informations tirées de la rencontre que nous avons eue avec Maître Uyttendaele ont démontré qu’il y avait assez de matières imprécises, litigieuses, en particulier autour de la définition même de la psychothérapie, créant une insécurité juridique, pour introduire une procédure en annulation du texte de la loi De Block. Sur cette base, nous vous informons que, vendredi dernier, la LBFSM en partenariat avec la
 Fédération des Maisons Médicales, la Fedito, la Fédération Laïque de Centres de Planning Familial et la Fédération des Centres Pluralistes de Planning Familial, a chargé Maître
 Uyttendaele d’introduire un recours en annulation de la loi auprès de la Cour Constitutionnelle."

Éric MESSENS
, Directeur 
et




 Natacha ROME
, Coordinatrice de projets

L.B.F.S.M.

53 rue du Président
 - 1050 Bruxelles

Tel : +32 (0)2 511 55 43
 ; Fax : +32 (0)2 511 22 76 ; 
GSM : +32 (0)475 94 92 44
 - www.lbfsm.be
 This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it


Novembre 2016

Bonjour à toutes et à tous,

Voilà le communiqué de presse qui accompagne le recours introduit par Maître Letellier. C’est une démarche importante que nous soutenons. L’issue n’est évidemment pas certaine. La Plate-forme et toutes les fédérations et associations qu’elle réunit continue à travailler avec les différents acteurs impliqués à toutes les initiatives possibles défendant notre vision de la psychothérapie, en rupture avec celle de Mme De Block.

Nous vous tiendrons au courant,

Françoise Daune, Présidente

RECOURS CONTRE LA LOI DE BLOCK SUR LA PSYCHOTHERAPIE

Communiqué de presse

Il y a 3 mois, la ministre Maggie De Block faisait voter, en urgence, par le parlement fédéral, une loi révisant le statut de la psychothérapie. Depuis le 1er septembre, date d’entrée en vigueur de la loi, la majorité des psychothérapeutes se retrouvent « hors la loi » et des centaines d’entre eux sont supposés ne plus pouvoir exercer.

Par conséquent l’accès à la psychothérapie est aujourd’hui rendue extrêmement difficile, plusieurs milliers de patients devant désormais se retourner vers des structure, pour certaines déjà débordées. Cette situation est profondément inacceptable. D’autant que, rappelons-le, une loi réglementant la psychothérapie avait été adoptée en avril 2014, à une large majorité parlementaire, après pas loin de 15 ans de concertation avec les professionnels du secteur et que celle-ci devait entrer en vigueur… le 1er septembre dernier.

Dans ce contexte, plus de 140 psychothérapeutes francophones et néerlandophones, représentés par Maître Letellier (cabinet d’avocats B49 à Bruxelles), ont décidé d’introduire un recours en annulation et en suspension auprès de la Cour constitutionnelle, aux motifs du préjudice grave et difficilement réparable qui découle d’une violation de leurs droits fondamentaux, et de la discrimination dont ils font l’objet.

En effet, d’une part, contrairement à ce que la ministre a voulu faire croire, la loi ne comprend aucune mesure transitoire permettant à des praticiens de faire valoir leur expérience acquise. Ainsi, du jour au lendemain, de nombreux psychothérapeutes compétents et sérieux qui, après des années de formations, de supervisions et de pratique, peuvent se targuer de faire ce métier de longue date, se voient contraints de renoncer à leur pratique et de délaisser leurs patients.

D’autre part, elle réserve l’exercice autonome de la psychothérapie aux seuls détenteurs d’un « bon diplôme », entendez : un titre relevant de la loi relative aux soins de santé. Parmi eux, des podologues, dentistes et bandagistes formés à la psychothérapie qui disposeraient du bagage pour exercer de façon autonome, alors que des assistants sociaux, des assistants en psychologie, des sociologues, des éducateurs, des philosophes eux aussi formés, seraient contraints de se placer sous la tutelle des premiers.

Non seulement cette loi met de facto de nombreux professionnels sérieux dans l’impossibilité de poursuivre leur pratique privée, mais elle démontre la totale méconnaissance par la Ministre et par le législateur des réalités du terrain qu’ils prétendent réglementer et conduit à des aberrations...

Par ailleurs, sous couvert d’inscrire la psychothérapie dans le système de remboursement INAMI et de préparer des « trajets de soins », qui répondent aux seuls impératifs économiques de « gestion de la santé publique », la ministre plonge la plupart des milieux professionnels concernés (institutions, associations, regroupements professionnels, écoles de formation) dans un système de pensée qui tend à la déshumanisation des soins et de la relation d’aide au profit du contrôle et, nous le constatons, de l’exclusion des « mauvais patients ».

Ce faisant, la ministre a, purement et simplement, kidnappé une pratique - ne lui en déplaise : un métier ! - qui existe depuis des décennies qu’elle cherche à réduire au rang d’une technique de soins de santé alors qu’il relève, profondément, des sciences humaines.

Depuis juillet, psychothérapeutes et praticiens de la relation d’aide de toutes orientations, intervenant à titre indépendant ou en institutions, contestent activement l’orientation de cette loi. Cette contestation se concrétise aujourd’hui par cette action en justice, portée et soutenue par Alter-Psy, collectif citoyen de professionnels de la relation d’aide (www.alter-psy.org), avec la collaboration de plusieurs associations professionnelles et fédérations de psychologues, dont l’Association belge de Psychothérapie, la Plateforme des professionnels de la santé mentale, l’APPPsy, l’UPPsy, …

Ce recours, fondamental pour permettre à l’ensemble des professionnels de poursuivre légalement leur pratique, devrait prochainement se voir complété de contestations juridiques sur le fond.


Octobre 2016 (suite)

Bonjour à toutes et à tous,

L’état des lieux de la situation actuelle (d’après la Newsletter de l’Union Professionnelle des Psychologues) : comme vous le savez, le métier de psychothérapeute est supprimé… Si vous avez une formation en psychothérapie, vous pourrez dire que vous êtes « praticiens de la psychothérapie ».

Pour l’instant, aucun arrêté d’exécution n’est sorti. Nous ignorons tout des démarches qu’il faudra faire pour être reconnu et pouvoir pratiquer.
Les psychologues, formés en psychothérapie, seront d’office reconnus comme praticiens autonomes de la psychothérapie.

Les praticiens non LEPSS (ne faisant pas partie des professions de soins de santé) n’auront pas la possibilité d’être praticiens autonomes. Ils ne pourront pas faire de diagnostic (donc pas décider des indications), devront être supervisés par un praticien LEPSS et devront travailler en équipe pluridisciplinaire (donc en lien avec médecin, psychologue, AS, etc...).Il y a donc une discrimination, dans les mesures transitoires, entre les praticiens LEPSS et les autres.

Avec l’aide d’avocats spécialisés, nous avons étudié les différents recours possibles face à la loi.

Un recours va être déposé devant la cour constitutionnelle concernant les clauses « grandspères » de la loi pour cause de discrimination. En effet, les psychothérapeutes non LEPSS sont discriminés par rapport aux autres. D’une part, ils avaient une pratique autonome avant la loi et ne peuvent plus la conserver après. Les patients devront leur être référés par les LEPSS. Ils risquent de perdre leur clientèle. D’autre part, certaines mutuelles (en Flandre) ne veulent plus les rembourser. Certaines assurances ont décidé de résilier leur RC professionnelle, la TVA commence à leur tomber dessus.

Ce recours ne peut être déposé que par des personnes individuelles qui peuvent démontrer qu’elles sont lésées par la loi. Ce recours doit être introduit pour le 29 octobre AU PLUS TARD. Dès lors, ce recours peut être introduit individuellement par des praticiens non LEPSS, c’estàdire par tous vos collègues psychothérapeutes qui n’ont pas un diplôme dans le domaine de la santé. Prévenez donc vos organisations et associations professionnelles et vos collègues concernés.

Tout doit être envoyé à Maître Letellier pour lundi 24/10 à 10h  au plus tard. Celuici jugera si le dossier peut être utilisé pour le recours. Si c’est le cas, il faudra payer 120 € à Maître Letellier.

Nous n’avons aucune certitude que cette plainte sera acceptée par le conseil constitutionnel, mais nous jugeons utile de soutenir cette démarche de nos collègues d’Alter-psy (qui s’engagent par ailleurs à prendre en charge le reste des frais pour peu qu’on soit en rêgle de cotisation chez eux).

Rappel de la procédure : http://www.alter-psy.org/Recours-constitutionnel.html

Françoise Daune, Présidente

Octobre 2016

Depuis la parution de la Loi, et sa date d’effet, le 01/09/2016, la Ministre n’a pas encore publié d’arrêtés d’application.

Maitre Vincent Tulkens et Maître Vincent Letellier, avocats constitutionnalistes ont été consultés.

Une possibilité de recours en suspension est envisagée par Maître Letellier.

Pour ce faire, cliquer sur le lien : http://www.alter-psy.org/Recours-constitutionnel.html

Vous y trouverez le pourquoi, toute la procédure et la fiche technique permettant de communiquer vos références à Maître Letellier si vous pensez être dans ce cas de figure.

Ce recours devant être introduit avant le 29 octobre 2016, vous avez jusqu’au jeudi 20 octobre pour vous manifester.

Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de l’évolution et d’autres possibilités de recours éventuels.

Françoise Daune, Présidente

Août 2016

Le jeudi 30 juin dernier, la chambre a adopté le projet de loi De Block sur les professions de soins de santé. Contrairement à ce que prévoyait la loi Muylle, la psychothérapie ne sera plus considérée à l’avenir comme une profession à part entière mais comme un acte spécialisé. Nous le déplorons et continuerons à faire valoir notre vision de la psychothérapie. La loi est parue au Moniteur belge du 29 juillet 2016 (http://www.ejustice.just.fgov.be/cgi/article_body.pl?language=fr&pub_date=2016-07-29&numac=2016024159&caller=summary) et elle entrera en vigueur le 1er septembre de cette année (sous réserve de la rédaction des arrêtés d’application). L’étape prochaine est la constitution du Conseil Supérieur de la Santé Mentale. Un point positif néanmoins est la reconnaissance de droits acquis pour les psychothérapeutes qui travaillent déjà et qui ont reçu une formation complète de psychothérapeute (http://www.health.belgium.be/fr/sante/professions-de-sante/professions-de-la-sante-mentale#Psychothérapeutes). Nous vous tiendrons régulièrement au courant de nos actions à venir.

Françoise Daune, Présidente

Juin 2016

Bonjour à tous,

Ce mardi 31 mai a été discuté et voté en commission Santé le projet de loi de Madame La Ministre Maggie De Block.

Aucun des amendements proposés par divers parlementaires n’ont été votés.

Actuellement, le projet mis sur le site est donc accepté.

Cependant, un deuxième passage en commission Santé est prévu avant sa présentation en séance plénière pour le vote définitif.

Seul, les votes de ce mardi 31 mai seront inscrits sur le site. Il n’y aura pas de compte-rendu du débat sur le site de la Chambre.

Nous vous en ferons un retour ce lundi 6 juin, lors de notre Assemblée Générale.

Se mobiliser, se fédérer est actuellement plus que nécessaire.

Bien à vous tous, à lundi

Françoise Daune

Présidente

Mai 2016

Bonjour à toutes et à tous,

Voici 2 ans, le 4 avril 2014, la loi Muylle était votée pour entrer en vigueur le 1er septembre 2016.

Ensuite, ce fût les élections et le gouvernement a changé.

Depuis, Madame la Ministre Maggie De Block, nous tient sur le pont, à la recherche d’une information concernant les changements qu’elle a prévus d’apporter à la loi.

La mobilisation est de mise et nous comptons sur votre présence pour cet échange lors de l’Assemblée générale.

Celle-ci se tiendra le lundi 6 juin à 20h15 à la Ligue Bruxelloise d’Hygiène Mentale au 55 rue du Président à 1050 Bruxelles.

Un accueil dînatoire est prévu à partir de 19h30.

L’ordre du jour est :

1. Mot de la Présidente

2. Approbation du PV du 31 mars 2014

3. Bilan financier

4. Bilan des activités

5. Situation politique, le projet de loi, le projet KCE et le futur

6. Stratégie et mobilisation

7. Divers

Soyez nombreux à rejoindre la Plate-Forme ou à régler votre cotisation 2016 pour soutenir nos combats présents et futurs : membre individuel (10 euros) ou association (20 euros) sur le compte n° : BE07 5230 8007 2666.

Dans l’attente de vous rencontrer à l’occasion de l’AG.

Bien à vous,

Françoise Daune

Présidente de la Plate-Forme des Professions de la Santé Mentale

Attention : pouvez-vous nous informer de votre présence par mail, pour nous permettre l’organisation de cet accueil ?

Février 2016

Bonjour à vous tous,

Nous vous signalons que Madame la Ministre Maggie De Block a publié un communiqué de presse ce vendredi 5 février 2016 concernant la loi Muylle du 4 avril 2014 et ses intentions de la « réparer » comme elle le dit souvent.

Nous imaginons que vous êtes déjà nombreux à le savoir et à l'avoir lu.

La situation évolue donc. Nous savons maintenant qu'elle a obtenu un accord du gouvernement sur son texte. Celui-ci va, ou est déjà, au Conseil d'État qui est le trajet habituel que doit suivre ce texte avant d'être soumis au Parlement. Actuellement, personne n'a encore accès à ce texte.

Dès lors tenant compte des différents éléments, nous avons écrit à la ministre un courrier que nous vous soumettons pour lecture et informations concernant la poursuite de notre travail. Nous continuons à maintenir la pression face à de nombreux points qui restent inacceptables pour nous.

Dès que de nouveaux éléments nous parviennent, nous ne manquerons pas de vous tenir au courant dans ce dossier particulièrement délicat, pour lequel le combat est difficile et ardu.

Bien à vous tous,

Françoise Daune, Présidente

Lettre introductive au mémorandum envoyé à Madame la Ministre

Madame la Ministre,

Sous la législature précédente était votée la Loi Muylle et consorts réglementant les professions des soins de santé mentale et modifiant l’arrêté royal n° 78 du 10 novembre 1967 relatif à l’exercice des professions des soins de santé (publiée au Moniteur le 20-05-2014).

Cette loi, qui prévoit notamment un cadre légal pour exercer la profession de psychothérapeute, est fondée sur l’avis du Conseil supérieur d’hygiène ainsi que sur des concertations étroites et attentives entre les parlementaires et les universités, associations professionnelles et intervenants de terrain.

Le Gouvernement est chargé de mettre cette loi en application pour le 1er septembre 2016 (art. 51).

L’accord de gouvernement du 10 octobre 2014 mentionne que “la loi du 4 avril 2014 réglementant les professions des soins de santé mentale et modifiant l’arrêté royal n° 78 du 10 novembre 1967 relatif à l’exercice des professions des soins de santé sera exécutée sans délai” (p. 65).

Nous sommes informés de la requête adressée à la Cour Constitutionnelle par l’ASBL «Vlaamse Vereniging van Orthopedagogen» et autres. Cette requête (n°6096) ne concerne néanmoins pas le Chapitre 3 de la loi – spécifique à la psychothérapie, qui dès lors peut voir son application “exécutée sans délai”.

Néanmoins ce vendredi 5 février vous avez déposé un projet d’une nouvelle loi. Ce projet, approuvé en première lecture par le Gouvernement, doit maintenant faire l’objet d’une analyse par le Conseil d’État, d’un nouvel examen en Gouvernement et de débats parlementaires.

Dans ce cadre, il nous semble important d’attirer votre attention sur quelques points essentiels à la profession de psychothérapeute dont tient compte la loi actuelle et dont les modifications seraient largement préjudiciables aux patients.

Comme vous pourrez le lire, nous sommes plus de 50 responsables d’institutions ou d’enseignement des principales orientations psychothérapeutiques reconnues (psychanalytique et psychodynamique, systémique et familiale, humaniste centrée sur la personne et expérientielle).

Dans la mesure où il n’y a pas eu de concertation jusqu’à présent, il nous paraît nécessaire de vous faire part de notre profonde préoccupation sur le fait que cette loi, contrairement à son intention, risque de provoquer une grave détérioration de la qualité des soins de santé mentale accessibles aux patients.

Vous trouverez en annexe un mémorandum qui fait le point sur ces questions. Celles-ci sont éclairées par des extraits de l’avis 7855 du Conseil Supérieur d’Hygiène qui, comme vous l’indiquiez en novembre, “reste important à vos yeux” car “Cet avis, particulièrement motivé, comprend de bonnes recommandations et une définition claire de la psychothérapie. Il ne peut s’agir de l’ignorer: cet avis reste soutenu par le monde académique”.(Doc 54 – 1535/001 – p. 22 et 16).

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre considération distinguée.

Françoise Daune

Pour le Mémorandum

pour une psychothérapie rigoureuse et soucieuse des patients

Mémorandum pour une psychothérapie rigoureuse et soucieuse des patients

1. La psychothérapie est une offre de soins spécifique

Il existe un consensus scientifique pour considérer la psychothérapie comme une offre de soins spécifique pour les difficultés d’ordre psychique et psychiatrique.

L’avis du Conseil supérieur d’hygiène

L’Organisation mondiale de la Santé plaide explicitement en faveur d’une approche bio-psycho- sociale des problèmes d’ordre psychique et psychiatrique. La psychothérapie, qui constitue un traitement spécifique, est scientifiquement reconnue comme traitement efficace (CSH 2005).

Définition de la psychothérapie comme offre de soins spécifique

La psychothérapie est un traitement des soins de santé dans lequel est manié de façon logique et consistante un ensemble cohérent de moyens psychologiques (interventions) qui sont ancrés dans un cadre de référence psychologique et scientifique. Elle est exercée par une personne ayant bénéficié d’une formation à cet effet, au sein d’une relation psychothérapeute-patient/client, dans le but d’éliminer ou d’alléger des difficultés psychologiques, des conflits et des troubles dont souffre le patient/client. Celui-ci peut être un individu isolé, mais il peut également s’agir d’un système social (couple, famille, groupe). Il (l’individu, le système social) manifeste des problèmes ou des troubles pour lesquels il cherche de l’aide. Ces troubles et problèmes ont trait à des aspects psychologiques, somatiques et sociaux du fonctionnement (de l’individu, du système social) et sont appréhendés sous les trois angles suivants :

• La subjectivité personnelle du patient/client, à savoir:

– soit des conflits intra-psychiques apparus au cours du développement;

– soit des problèmes “de vécu”.

• Des problèmes relationnels au sein d’un ou de plusieurs systèmes dont le patient/le client fait partie;

• Des problèmes comportementaux et des symptômes somatiques.

Généralement, ces problèmes se renforcent et s’autoalimentent mutuellement (CSH 2005).

Il transparaît que la psychothérapie est un traitement efficace dans les soins de santé et qu’elle est bien étayée d’un point de vue scientifique. Globalement, les personnes y ayant eu recours en sont satisfaites. Au niveau international, la psychothérapie jouit d’une reconnaissance croissante dans la société qui, dans de plus en plus de pays, est consolidée par une réglementation légale spécifique (CSH 2005).

La loi de 2014

La loi de 2014 répond à ces exigences en réglementant les professions de soins de santé mentale et différenciant clairement les psychothérapeutes et leur formation spécifique (Chapitre 3) des psychologues cliniciens et orthopédagogues (Chapitre 2).

L’article 35 mentionne de manière spécifique “Par exercice de la psychothérapie, on entend l’accomplissement habituel d’actes autonomes...”

On notera qu’il n’existe aucun consensus scientifique quant à d’autres modalités de soins telles « thérapies psychologiques », « soins psychologiques spécialisés », dont les appellations sont, de plus, sources de confusion auprès du public et porte ouverte à labelliser des professionnels à la formation insuffisante.

2. La pluralité des orientations psychothérapeutiques est bénéfique au patient

Dans le domaine de la santé mentale, il existe une grande variété de souffrances psychiques. De plus, une même souffrance peut avoir des origines différentes ou des conséquences différentes selon la personne. Il serait donc inadéquat de se limiter à une approche basée uniquement sur le symptôme et ce d’autant plus qu’un symptôme peut en cacher un autre.

C’est la raison pour laquelle il est important de disposer d’un large éventail d’orientations psychothérapeutiques. Ceci permet d’offrir au patient l’orientation la plus adéquate et la plus personnalisée pour lui, mais aussi de lui permettre de passer s’il le souhaite d’une orientation à une autre au fur et à mesure de son évolution ou parfois de celle de sa famille.

L’avis du Conseil supérieur d’hygiène

L’avis inventorie les données scientifiques basées sur l’évidence (« evidence based ») en faveur de l’efficacité des psychothérapies. Cette approche est complétée par la prise en considération d’autres critères indispensables pour les bonnes pratiques dans le domaine. Le rapport présente également les quatre principales orientations en psychothérapie habituellement retenues et validées : les psychothérapies à orientation psychanalytique et psychodynamique, à orientation comportementale et cognitive, à orientation systémique et familiale et les psychothérapies expérientielles et centrées sur le client.

Pour chacune de ces orientations, dans la partie leur étant consacrée, on retrouve une définition, l’évolution des idées et des pratiques, les éléments de validation de l’efficacité ainsi que les références bibliographiques principales (CSH, p. 2).

D’autres cadres de référence psychothérapeutiques, basés sur des données scientifiquement étayées, peuvent être envisagés (CSH 2005, p. 33).

La loi de 2014

L’article 35 § 3 et 4 reprend ces éléments.

3. La formation de base ou les prérequis nécessaires avant une formation de psychothérapeute

Pour être psychothérapeute, il faut d’abord une formation de base, par exemple de psychologue clinicien.

Néanmoins de nombreux psychothérapeutes ont une autre formation initiale: assistant social, assistant en psychologie, infirmier(e), criminologue... Dans ces cas, il est recommandé qu’avant de commencer une formation spécifique à la psychothérapie, ils suivent une “formation passerelle”.

L’avis du Conseil supérieur d’hygiène

Les professionnels de la santé, candidats à une formation spécifique en psychothérapie, auront suivi avec fruit les enseignements de niveau maîtrise énumérés ci-dessous.

Dans le cas contraire, ils auront à suivre les compléments de formation suivants:

– anthropologie,

– psychologie du développement,

– psychologie psychodynamique,

– processus d’apprentissage,

– neurosciences,

– pathologie générale,

– introduction à la psychopharmacologie,

– psychopathologie et psychiatrie,

– psychodiagnostic général,

– psychodiagnostic clinique,

– consultation psychologique,

– introduction aux méthodes psychothérapeutiques,

– déontologie et éthique professionnelle.

Ils effectueront aussi un stage d’au moins 6 mois à temps plein dans le secteur des soins de santé mentale (CSH, p. 33).

La psychothérapie – qui constitue un traitement dans le secteur des soins de santé – est une spécialisation d’un certain nombre de professions du secteur en question. La formation dans ces professions doit être complétée d’un certain nombre de disciplines afin d’acquérir une base théorique et une pratique minimale avant d’entamer la formation de psychothérapeute proprement dite. (CSH, p.32).

il est recommandé qu’également en Belgique, la profession de psychothérapeute soit intégrée dans le cadre légal de l’A.R. 78 concernant les professions de soins de santé, plus particulièrement sous forme de spécialisation d’un certain nombre de professions de base auxquelles a été ajoutée une formation spécifique. Afin de garantir une clarté maximale, le praticien devrait mentionner sa profession de base (médecin, psychiatre, psychologue, assistant social, infirmière...) avant son titre de psychothérapeute. (CSH, p.32).

La loi de 2014

L’article 38 §1 1° et 2° reprend ces éléments.

4. La formation spécifique des psychothérapeutes

Pour être psychothérapeute, il faut disposer d’une formation de base (voir ci-dessus) mais ensuite, il est indispensable d’être formé de manière spécifique à l’une des principales orientations reconnues (psychanalytique et psychodynamique, comportementale et cognitive, systémique et familiale, centrée sur la personne et expérientielle.)

Cette formation, d’un minimum de 4 ans, est assurée depuis longtemps au sein d’organismes ou d’instituts constitués de psychothérapeutes chevronnés et expérimentés. Elle allie théorie, pratique et développement personnel par le bais de cours, séminaires, stages, supervisions, groupes de travail permettant au futur psychothérapeute d’engager et d’évaluer sa propre implication (dans le travail avec les patients)...

A quoi s’ajoute une psychothérapie personnelle, vivement recommandée. Autant être plus au clair avec ses propres difficultés avant de s’occuper de celles des autres...

Il serait préjudiciable aux patients, voire dangereux, de vouloir réduire cette formation spécifique. De même, il serait illusoire de penser que seules les universités et hautes écoles seraient à même de dispenser une telle formation spécifique. Ces institutions sont certes compétentes pour prodiguer un enseignement théorique mais pas pour ce qui relève du développement personnel du futur psychothérapeute ni de l’accompagnement dans sa pratique débutante.

L’avis du Conseil supérieur d’hygiène

La formation de base doit être complétée par une formation spécialisée. Si cette formation de base est une maîtrise ou un doctorat, la spécialisation comportera au moins 3 ans.

En ce qui concerne le contenu de la formation, 4 éléments doivent être présents pour un minimum d’heures spécifiées :

Une formation théorique

Une formation technique

Une pratique clinique supervisée

Une thérapie personnelle ou un processus personnel didactique dont les modalités varient suivant les orientations psychothérapeutiques (CSH 2005, p. 15).

Les processus interpersonnels (comme la construction d’une alliance de travail), la personne et l’expertise du thérapeute (sans tenir compte de l’orientation à laquelle celui-ci appartient) s’avèrent avoir davantage d’impact sur la variance des effets que les techniques spécifiques utilisées (Lambert & Ogles, 2004; Norcross, 2002; Wampold, 2001). Ceci indique l’importance capitale d’une sélection et d’une formation soigneuse des candidats thérapeutes et d’une (auto-) évaluation perpétuelle (CSH 2005, p. 16).

C’est ainsi qu’on arrive dans la plupart des cas à une durée d’études moyenne de 7 ou 8 années après les études secondaires (CSH 2005, p. 16).

La loi de 2014

L’article 38 §1 3° reprend ces éléments.

5. Assumer la responsabilité de l’indication d’une psychothérapie

Dans le domaine de la santé mentale, il existe une grande variété de souffrances psychiques. Parfois elles se ressemblent sans pour autant relever de la même structure : la dépression d’une personne mélancolique n’est pas celle d’un personne névrosée, la bouffée délirante d’un adolescent n’est pas nécessairement le délire d’un psychotique...

On le voit, ceci est extrêmement complexe et nécessite de poser une indication.

Pour poser une indication, le psychothérapeute a besoin au minimum de deux choses :

D’une part, d’une formation solide qui va lui permettre d’évaluer les difficultés du patient;

D’autre part, de plusieurs entretiens préliminaires avec le patient pour mieux situer sa demande. Grâce à ces éléments, le psychothérapeute va poser une indication et estimer s’il a les compétences et s’il dispose de la méthode adéquate pour suivre la personne qui vient le voir. S’il pense ne pas pouvoir aider cette personne, il va l’orienter vers un autre collègue, une autre approche ou, si nécessaire vers un médecin, un psychiatre...

Ce premier temps de travail est extrêmement important et permet notamment d’éviter des erreurs d’aiguillage.

Il serait donc totalement aberrant d’imaginer qu’une psychothérapie doive être prescrite par un professionnel (médecin généraliste par exemple) non formé à explorer les diverses facettes spécifiques aux difficultés psychologiques et relationnelles.

L’avis du Conseil supérieur d’hygiène

La première étape dans un processus psychothérapeutique est toujours d’effectuer une exploration et une formulation précises du problème en concertation avec le patient. Ceci permet d’obtenir un constat d’indication adéquat et une approche réaliste des problèmes (CSH 2005).

La prise de décisions sur le traitement des clients individuels implique toujours un processus complexe d’évaluation qui, bien que ‘science informed’, est également guidé par l’estimation de la situation individuelle de chaque client et les valeurs et souhaits de celui-ci. Ceci implique que les décisions soient également toujours ‘value-based’, c’est-à-dire basées sur la « valeur » qu’accorde chaque client à des préoccupations personnelles éthiquement acceptables : par exemple, moins de symptômes, plus de compréhension de son fonctionnement psychique ... (Fulford, 2004), (CSH 2005).

Le but de l’exploration du problème est de clarifier le trouble ou la demande d’aide afin d’aboutir à un plan thérapeutique provisoire et à un bon constat d’indication (CSH 2005).

La loi de 2014

Les débats parlementaires ont porté sur ce point. On relèvera notamment un amendement (n°5) justifiant le fait que “le traitement de personnes ayant des problèmes de santé mentale doit être réservé aux personnes titulaires d’un diplôme de master en psychologie clinique ou de médecin spécialiste en psychiatrie” (Doc 53 3243/002 p. 3).

Le législateur ne retiendra pas cette proposition et suivra donc l’avis du CSH, estimant qu’une formation spécifique à la psychothérapie est nécessaire. Lors de la discussion sur l’article 35 “Par exercice de la psychothérapie, on entend l’accomplissement habituel d’actes autonomes...”, il est précisé “que ces actes ne sont pas prescrits par un autre prestataire” (Doc 53 3243/003 p. 27).

On notera également que l’article 47, qui fait référence à la loi du 22 août 2002 relative aux droits du patient, garantit ainsi au patient le droit au libre choix du dispensateur de soins.

6. Dépasser les limites de “l’evidence based medecine”

En médecine, certains soins peuvent être paramétrés de manière évidente. Ainsi, par exemple, plusieurs critères vont permettre de définir le temps nécessaire et la meilleure manière de réduire une fracture du bras. C’est ce que l’on appelle l’«evidence based medecine» ou «médecine fondée sur des preuves».

Nous aimerions tous que les choses soient toujours aussi simples, mais en santé mentale cette démarche ne sera jamais suffisante. En effet, si les progrès des neurosciences parviennent à mieux comprendre le cerveau, à montrer un certain nombre de causalités, elles montrent également de plus en plus la plasticité du cerveau en lien avec son environnement.

Dans des circonstances similaires, un bras cassé se réduira de manière similaire mais face à un traumatisme psychique, les réactions de différentes personnes peuvent être extrêmement différentes, et donc les besoins ou modalités de soins aussi.

C’est pour cette raison, qu’en santé mentale, il est recommandé de ne pas se limiter aux données scientifiquement validées de manière classique (evidence based) mais de prendre en considération d’autres critères, généralement acceptés dans la pratique dans le domaine (practice based) ou encore des critères relevant de valeurs personnelles du patient/client (value based).

L’avis du Conseil supérieur d’hygiène

La question académique et sociale de la validation empirique des traitements psychothérapeutiques est plus que légitime. Cependant, la plupart du temps ‘l‘Essai Clinique Randomisé (ECR)’ est présenté comme étant la seule forme de recherche valide (Chambless & Hollon, 1998). Néanmoins, certains problèmes sont liés à ce type de recherches au sein de la psychothérapie, aussi bien en ce qui concerne leur validité externe qu’interne (Elliott, 1998; Luborsky et al., 1999; Westen et al., 2004). C’est pourquoi nous plaidons en faveur d’une méthodologie de recherches pluraliste (CSH 2005, p. 16).

En général, il y a peu ou pas de différences entre les thérapies sérieuses (CSH p. 15).

A côté de l’acquisition des techniques professionnelles spécifiques, les bonnes pratiques en la matière exigent :

Des qualités personnelles du psychothérapeute, par exemple dans le domaine de l’éthique, du respect d’autrui, de l’intégrité, de la responsabilité...

L’intégration de la pratique psychothérapeutique dans une approche globale, holistique, bio- psychosociale de la problématique de santé de la personne concernée.

La prise en compte, en complément des données scientifiquement validées («evidence based») d’autres critères généralement acceptés dans la pratique dans le domaine («practice based») ou encore des critères relevant de valeurs personnelles du patient/client («value based») (CSH, p. 2).

La loi de 2014

Ces éléments sont repris en filigrane dans la loi et plus particulièrement dans l’exposé des motifs ainsi que les cadres de référence psychothérapeutique dans lesquels doit s’inscrire toute intervention psychothérapeutique accomplie par un psychothérapeute habilité (Art. 35).

Les signataires du Mémorandum pour une psychothérapie rigoureuse et soucieuse des patients :

Associations professionnelles ou de formation :

Emmanuelle André ARPP (Association pour la Recherche en Psychothérapie Psychanalytique), membre de la FFBPP

Jacqueline Blockmans Coordinatrice de la Formation Psychothérapie Psychanalytique Adulte Ifisam (Institut de Formation à l’Intervention en Santé Mentale), membre de la FFBPP

Françoise Daune Plate-Forme des Professions de la Santé Mentale

Carine De Buck Présidente du GERCPEA (groupe d’études et de recherche clinique en 
psychanalyse de l’enfant et de l’adulte), Luxembourg, GDL, membre de la FFBPP

Philippe Defossez ABIPFS (Association Belge pour l’Intervention et la Psychothérapie 
Familiale et Systémique)

Michel Delbrouck Past-Président de la Société Balint Belge

Véronique Delvenne Pr responsable du Service de Pédopsychiatrie de l’HUDERF (Hôpital 
Universitaire des Enfants Reine Fabiola)

Marie-France Dispaux, Blandine Faoro-Kreit, Christine Franckx pour le CA de la SBP/BVP (Société Belge de Psychanalyse/Belgische Verening voor Psychoanalyse)

Jean-Pierre Ermans Président du SISD CONECTAR, Bruxelles

Nathalie Ferrard Coordinatrice à la Formation Psychothérapie de l’Enfant et de l’Adolescent 
Ifisam (Institut de Formation à l’Intervention en Santé Mentale), membre de la FFBPP

Corine Gere Psycorps (École belge de psychothérapie psychanalytique à médiations), 
membre de la FFBPP

Edith Goldbeter (Professeur honoraire ULB, Directrice de la Formation à l’Institut d’Etudes 
de la Famille et des Systèmes Humains, Secrétaire du Groupement Belge de Formateurs de Psychothérapeutes Systémiques, Directrice de la collection « Carrefour des psychothérapies » chez Deboeck)

Roland Gori Pr émérite de Psychopathologie Clinique, chaire de Philosophie à l’Ecole des Sciences Philosophiques et Religieuses de l’Université Saint-Louis, Bruxelles

Chantal Hanquet Présidente SBPA (Société Belge de Psychologie Analytique), CFIP (École de formation au Psychodrame).

Paul Kestemont, président APAE (Association de Psychothérapeutes Analystes Existentiels), président FPHE/FHEP (Fédération Humanistes centrés sur la Personne et Expérientiels)

Jean-Noël Lavianne, CFCP (Service de Santé Mentale Chapelle-Champs, Centre de Formation aux Cliniques Psychanalytiques)

Michel Delbrouck, Pascal Lapeyre, SBG (Société Belge de Gestalt)

Frans Leens Président et Michel Cailliau, coordinateur général, Ifisam (Institut de 
Formation à l’Intervention en Santé Mentale)

Vincent Magos, président-voorzitter EBP-BSP (École Belge de Psychanalyse-Belgische 
School voor Psychoanalyse)

Francis Martens APPPsy (Fédération Nationale des Psychologues Praticiens d’Orientation 
Psychanalytique)

Fabienne Moens Coordinatrice de la Thérapie du Développement à Ifisam (Institut de 
Formation à l’Intervention en Santé Mentale)

Jean-Pierre Petit Psyclimède (Centre de Formation à la Psychologie Clinique et Médicale), 
Président de la FFBPP (Fédération Francophone Belge de Psychothérapie Psychanalytique)

Claudia Ucros SOBAT (Société d’Analyse Bioénergétique)

Eddy Vangansbeket Michel Bonami pour le CFIP (Centre pour la Formation et 
l’Intervention Psychosociologique)

Martine Vermeylen UPPsy (Union Professionnelle des Psychologues)

Associations de soins :

Thierry Bastin Directeur du Centre de guidance du CPAS de Nivelles

Serge Bechet Psychiatre Responsable du Service de Santé Mentale de la Free Clinic

Laurent Belhomme Responsable de l’équipe Psycampus, Service de Santé Mentale ULB

Laure Cloutour Directrice Médicale et Clinique du Service de Santé mentale ULB

Emmanuel de Becker, Responsable de la Psychiatrie Infanto-Juvénile des Cliniques 
Universitaires Saint-Luc UCL

Carine De Buck, Directrice Médicale du Centre Médical Clairs Vallons (convention 
INAMI), Ottignies

Didier Debrouwer Directeur Médical de La Lice, ex-Directeur médical du Safrans (Service 
de Santé Mentale de Braine l’Alleud)

Catherine Diricq Responsable d’équipe Centre de Guidance, Service de Santé mentale ULB

Jean-Pierre Ermans Médecin Directeur du Service de Santé Mentale Rivage-den Zeat, 
Médecin Directeur du projet Dionysos

Denis Hirsch, Directeur Equipe Adulte du Centre de Guidance SeSaMe, 1000 Bruxelles

Nathalie Jodogne Coordinatrice des Psychologues « Infanto-Juvéniles », UCL

Bénédicte Lepièce Aimer à l’ULB, Centre de Planning Familial, Bruxelles

Etienne Oldenhove Wolvendael

Karl-Leo Schwering co-Directeur du Département pour Enfants du Service de santé Mentale Chapelle-aux-champs UCL

Claire Rémy Directrice du RAT (Réseau d’Aide aux Toxicomanes)

Nicole Zucker, Directrice du Centre de Guidance SeSaMe, 1000 Bruxelles

Enseignants :

Françoise Daune Formatrice au Certificat Interuniversitaire en Psycho-Oncologie ULB - ULg - UMons

Patrick De Neuter (CFCP, FCPE, Pr Emerite de Psychopathologie et de Psychothérapie Faculté de médecine UCL, SSM Chapelle-aux-Champs)

Manoëlle Descamps (CFCP, FCPE, Faculté de médecine UCL, SSM Chapelle-aux-Champs)

Fabienne Deschoenmaecker, Chef du Département Assistant en Psychologie, APPA (Association des Praticiens en Psychologie Appliquée, 1050 Bruxelles)

Michèle de Wind Chargée d’excercices ULB

Brigitte Dohmen (ex chercheuse Ecole de Santé Publique, ex-enseignante CUEPP, Lille, 
France, ex enseignante Psychologie à l’Ecole d’Infirmières Edith Cavell)

Isabelle Duret Pr de Psychopathologie et Clinique Systémique, Coordinatrice de la filière 
Clinique et Psychopathologie, Directrice de l’Unité de Psychologie du Développement de la 
Famille ULB

Mony Elkaïm (Prof. honoraire ULB, Président de la section francophone du Groupement 
Belge des formateurs de psychothérapeutes systémiques, président honoraire de l’association 
européenne de psychothérapie (EAP))

Anne Englert Formatrice aux Cliniques Infanto-Juvénile de l’ULB

Edith Goldbeter (Professeur honoraire ULB, Directrice de la Formation à l’Institut d’Etudes 
de la Famille et des Systèmes Humains, Secrétaire du Groupement Belge de Formateurs de Psychothérapeutes Systémiques, Directrice de la collection ‘Carrefour des psychothérapies” chez Deboeck)

Régine Gossart Formatrice Figures Psychodramatiques, à l’AREAM (Association pour le recherche, l’enseignement et les applications de la musicothérapie)

Dan Kaminski Pr ordinaire à la Faculté de droit et de Criminologie UCL

Arlette Lecoq Maître de Conférences, Service de Psychiatrie de l’ULg, Collaboratrice 
scientifique au Service de Psychologie et des Sciences de l’Education ULg

Alex Lefèbvre, ex-doyen de la faculté et du service de psychologie Clinique et 
Différentielle, Faculté des Sciences Psychologiques et de l’Education, ULB, Bruxelles

Claude Leider Soyeur Coordinatrice de la Spécialisation en travail Psycho-Social en Santé 
Mentale à la Haute Ecole Paul-Henti Spaak, Bruxelles

Francis Martens (CFCP FCPE Faculté de Médecine UCL, Président du Conseil d’Ethique de l’Association des Services de Psychiatrie et de Santé Mentale de l’APSY – UCL, Faculté Libre des Lettres et Sciences Humaines de Lille, France)

Despina Naziri Psychologie Clinique de l’Adulte ULg

Xavier Renders Pr émérite de Psychologie Clinique de l’UCL, ancien Vice-Recteur UCL, ancien Doyen de Faculté de Psychologie et des Science de l’Education UCL

Karl-Leo Schwering Pr FCPE Faculté de Médecine UCL, Université Paris Diderot

Alfons Vansteenwegen Pr em. Ex-voorzitter Institut voor Familiale en Seksuologische 
Wetenschappen KUL

Susann Wolff Pr aux Facultés de Psychologie de l’UCL et de l’ULB

Janvier 2016

Tout d’abord, nous vous présentons tous nos vœux pour cette année nouvelle. Qu’elle vous réserve plein de moments de bonheur.

En ce qui concerne la loi Muylle du 4 avril 2014, nous n’avons en ce début d’année 2016, malheureusement, aucune nouvelle positive du cabinet de Madame la Ministre Maggie De Block concernant les arrêtés d’exécution permettant son entrée en vigueur pour le 1er septembre 2016. Dans cette attente forcée, nous restons sur le pont et déterminés plus que jamais  à ce que l’esprit de la Loi de 2014 soit respecté (non para-médicalisation, constitution d’un Conseil supérieur de la Psychothérapie, mesures de grand-parentage, etc.).

Nous aurons certainement à nous mobiliser. Dans ce contexte, une soirée de mobilisation sera sans doute organisée en fonction du cours des événements pour nous fédérer en un front le plus grand possible pour peser sur le cours des choses et nous faire entendre. Nous vous en reparlerons sous peu

Nous vous rappelons en ce début d’année le paiement de votre cotisation (10 € pour les particuliers, 20 € pour les associations) sur le compte BE07 5230 8007 2666  de la Plate-forme des Professionnels de la Santé Mentale.

Bien évidemment,  nous vous tiendrons au courant de toute avancée concernant les arrêtés d’exécution.

Françoise daune, Présidente

Novembre 2015

La loi Muyle et consorts du 4 avril 2014 était le résultat de 15 ans de négociations pour obtenir un consensus avec les différents partis politiques et les intervenants du terrain (universités et associations professionnelles) et ce afin de permettre la reconnaissance de la légalité et de l’autonomie de la psychologie clinique ainsi que la reconnaissance et un cadre légal pour la psychothérapie.

Cette loi est balayée, remise en cause par la Ministre Maggie De Block comme elle l’a expliqué lors de son allocution à la commission santé du 10 novembre 2015.

En voici les grandes lignes :

· La para-médicalisation des professions psys, c’est-à-dire la nécessité de passer par un médecin pour obtenir une prescription et un remboursement

· Seuls les masters, les orthopédagogues et tous les médecins pourront pratiquer la psychothérapie. Elle ne précise rien concernant la formation

· La psychothérapie se base sur les seuls critères « evidence based »

· Les mesures transitoires concerneront les psychologues cliniciens, les orthopédagogues et les médecins

· Le conseil de la santé mentale regroupe les psychologues cliniciens, les orthopédagogues et les psychiatres et ne comporte plus de volet psychothérapie.

Les parlementaires se sont eux, et ce à l’unanimité tant du côté francophone que néerlandophone, opposés aux propositions de Maggie De Block. Ils lui ont rappelé l’esprit dans lequel ce consensus, qui est à l’origine de la loi, a été obtenu. Ils ont, point par point, contre-argumenté ce que Maggie De Block amenait. Les échanges ont été pimentés.

Nous attendons le compte-rendu de la commission santé car il est difficile de ramener l’ensemble de ces échanges qui ont durés presque 3h.

Mais aussi, la Ministre Maggie De Block est reconvoquée début 2016 pour des échanges avec les parlementaires, à la commission santé avec ‘une copie corrigée’ !

Nous le voyons, le combat n’est pas terminé et la Plate-Forme continue à se mobiliser pour que l’esprit et les avancées de la loi du 4 avril 2014 demeurent respectés.

Françoise Daune, Présidente

Octobre 2015

Voilà plus loin deux articles parus dans la presse ces jours derniers alors que les inquiétudes restent vives quant aux risques de voir la Ministre Maggie De Block détricoter la loi du 4 avril 2014. Nous restons sur le pont, prêts à nous mobiliser et à défendre l’esprit et les aspects essentiels de cette loi à propos de laquelle un consensus avait été trouvé par les acteurs du champs concerné et les politiques. Nous vous tiendrons bien évidemment au courant de toutes avancées.

Françoise Daune, Présidente

Article paru dans la Libre Belgique le mardi 06 octobre 2015

Inquiets, les psychothérapeutes se mobilisent

Sur papier, les psychothérapeutes avaient des raisons d’être satisfaits. La loi Muylle et consorts, votée le 4 avril 2014, donne un cadre légal à la profession de psychothérapeute qui protège à la fois le public et les professionnels. Les exigences de formation qui ont été mises en place sont solides : minimum Bac + 3 dans le domaine médico-psycho-social plus une mise à niveau auprès d’une institution universitaire ou d’une haute école aux notions de base de la psychologie, ainsi que quatre ans de formation à la psychothérapie. Soit un minimum de 8 ans de formation.

Mais aujourd’hui, les psychothérapeutes, qui accompagnent les personnes souffrant de problèmes psychologiques, parfois en complément d’autres types d’interventions à visée thérapeutique (médicaments, etc.), sont inquiets. Depuis le vote d’avril 2014, rien n’a bougé, alertent un nombre important d’enseignants universitaires et tout ce qui compte comme associations (psychologues, psychothérapeutes analytiques, centrés sur la personne, familiaux, systémiques… ainsi que la Plate-forme des professions de la santé mentale).

Une approche "très médicalisée"

Ils dénoncent en chœur le manque de transparence du cabinet de la ministre de la Santé, Maggie De Block (Open VLD). D’après leurs contacts avec le SPF Santé, une remise en cause fondamentale des termes de la loi serait en cours. Les psychothérapeutes craignent des changements qui se basent sur une approche "très médicalisée" de la psychothérapie, "ce qui est totalement inadapté à la prise en compte globale de la personne dans toute sa dimension singulière, en particulier au niveau émotionnel".

Concrètement, la ministre De Block envisagerait un passage obligé du patient par un intermédiaire (médecin ou psychologue) pour accéder à une psychothérapie, "ce qui compliquerait la démarche, souvent difficile, du patient", arguent les psychothérapeutes. La ministre semblerait aussi privilégier le savoir (universitaire) par rapport au savoir-faire et au savoir-être (qualités requises pour être psychothérapeute) acquis dans les formations à la psychothérapie qui sont données dans le cadre de post-graduats mais aussi hors universités depuis très longtemps, regrettent les intéressés.

Maggie De Block envisagerait aussi de supprimer le Conseil fédéral de la psychothérapie, dont ils attendaient avec impatience l’installation. La députée Ecolo Muriel Gerkens relaiera les craintes des psychothérapeutes ce mardi en commission de la Chambre. Histoire de lever, ou non, le conditionnel.

Article de Francis Martens (Libre Belgique)

Pour une approche économiquement responsable et scientifiquement fondée en matière de soins de santé et de santé mentale en particulier

Le domaine de la santé mentale en général et celui de la psychothérapie en particulier apparaît comme une nébuleuse. Il est bon de faire quelque lumière sur les réalités du terrain en y pointant des repères objectifs. D’autant plus que si l’ignorance politique semble ici la règle, c’est dû au faible impact de ce domaine sur le budget de la santé. Or, promouvoir une politique réaliste en matière de santé mentale constituerait sans doute la forme de prévention la plus efficace et la moins coûteuse en matière de santé tout court.

Pour ne pas céder aux pétitions de principe, passons sommairement en revue quelques données scientifiques issues de la sociologie, de l’épidémiologie, et de recherches expérimentales jamais remises en cause :

• il existe une forte corrélation entre le nombre de consultations en psychiatrie et le degré de pauvreté et de destruction du lien social

• vu leur impact sur la fonction immunitaire, le stress et la dépression favorisent le déclenchement et le développement de nombre de maladies tant exogènes qu’endogènes

• ils s’insèrent souvent dans des schémas de causalité circulaire : par exemple, la dépression peut favoriser l’éclosion de cancers lesquels deviennent eux-mêmes facteurs de dépression

• la dépression est statistiquement corrélée en premier avec la solitude, en second avec le chômage, cause lui-même de destruction du lien social et de solitude

• selon l’OMS, la dépression est en passe de devenir la deuxième cause d’invalidité au monde après les maladies cardio-vasculaires

• d’après la littérature médicale, le meilleur traitement connu de la dépression consiste en une association de pharmacothérapie et de psychothérapie

• depuis plus d’un demi siècle, des milliers d’études expérimentales en double aveugle mettent en évidence une efficacité de 33% en moyenne de l’effet dit «placebo» — tous types de pathologie et tous types d’intervention thérapeutique confondus (de la psychothérapie à la chirurgie, sans oublier les molécules)

• pour des raisons idéologiques, ces résultats - parmi les mieux documentés en médecine – ne sont pas pris en compte par le modèle dominant. Ils n’ont pourtant rien d’une anecdote. Ils indiquent scientifiquement que, dans toute intervention soignante, une part énorme de l’efficacité thérapeutique est à attribuer à des facteurs non spécifiques : à la relation soignante, à l’intelligibilité des soins et de la situation, à la sécurité ressentie, à la confiance dans la compétence des intervenants, à la non-violence des interventions, au confort et à la bienveillance proposés par l’institution soignante

• dans cette perspective, la qualité de l’hôtellerie hospitalière, la disponibilité et le nombre du personnel infirmier est au aussi importante que la compétence en matière d’imagerie médicale.

Cette facette non valorisée bien qu’efficace de la prise en charge thérapeutique n’est pas dépensière. Son coût s’avère sans commune mesure avec celui d’actes onéreux et intrusifs, relevant parfois plus d’un souci managérial de rentabilisation de l’hôpital que d’une réelle exigence diagnostique ou thérapeutique. En outre, la non prise en compte des facteurs de guérison atypiques relevant de l’effet «placebo» (latin : je plairai), peut causer un effet «nocebo» (je nuirai) susceptible de compromettre, d’annuler ou d’inverser l’effet d’actes techno-médicaux en principe adéquats. Cela peut tuer.

En privilégiant l’aspect relationnel de la dimension soignante, la relation psychothérapeutique systématise la prise en compte des facteurs mis en lumière par l’«effet placebo». S’adressant à la personne totale, elle s’avère le complément nécessaire de la techno-médecine des organes. L’une comme l’autre nous sauve quelquefois la vie. L’impact tant préventif que curatif des psychothérapies et leur peu de coût intrinsèque en font un agent déterminant d’économies budgétaires. Déjà de ce seul point de vue, il importerait de privilégier le renforcement du cadre des Services de Santé Mentale et des Services de Psychiatrie et de Psychologie des hôpitaux. Il faut préciser ici que les études de médecine ne forment ni à la psychologie, ni à la psychothérapie. De par l’aspect clinique soutenu de l’enseignement et des stages, elles débouchent sur la profession de médecin. Les études de psychologie ne forment pas non plus à la psychothérapie, elles ouvrent seulement sur une culture générale en matière de psychologie. Ne comportant aucune initiation soutenue à quelque pratique que ce soit, elles ne débouchent sur aucune profession en particulier. Il faut savoir que les stages - déjà insuffisants par le passé – ont été réduits par «Bologne» à leur plus simple expression. Pour les psychologues, la formation vient après le diplôme et par de multiples chemins.

La profession de psychothérapeute, de son côté, s’étaie sur divers cursus et compléments d’études mais n’en résulte pas directement. Elle est le fruit de formations personnelles auxquelles s’astreignent psychiatres, psychologues, médecins, travailleurs sociaux, etc. Ces formations se déroulent dans le cadre de troisièmes cycles universitaires ou d’instituts privés qui mettent l’accent sur la pratique supervisée et le trajet thérapeutique personnel — aucune psychothérapie ne se réduisant à une technique. La maturation personnelle du thérapeute apparaissant essentielle, la profession s’appuie forcément moins sur des cursus que sur des parcours de vie. Il est capital pour le législateur de protéger cette spécificité en se montrant à la fois très souple quand à la pluralité des chemins et d’une exigence radicale quant à la qualité des formations.

La prise en compte de la santé mentale – indissociable de la santé sociale et de la santé tout court - ne peut être le fruit que d’une approche interdisciplinaire et d’une perspective politique globale. La création d’un Conseil Supérieur de la Santé Mentale, organisé dans le cadre de l’AR 78 sur l’exercice des professions de la santé, est une priorité. Par-delà tout corporatisme, il devrait réunir les acteurs multiples du terrain réel : psychothérapeutes, médecins généralistes, psychologues, psychiatres, travailleurs sociaux, éducateurs, orthopédagogues, personnel infirmier, représentants du monde de l’enseignement, de la justice, de la police, etc. Vu la spécificité de la profession de psychothérapeute, vu la diversité bénéfique des chemins qui y mènent et vu son impact sur les économies en matière de santé, un Conseil Supérieur de la Psychothérapie, devrait être mis en place lui aussi. Les psychologues cliniciens quant à eux bénéficient déjà de la Commission Nationale des Psychologues et de son instance déontologique. Ils auraient évidemment leur place au Conseil Supérieur de la Santé Mentale.

Francis Martens,

Président de la Fédération nationale des psychologues praticiens

d’orientation psychanalytique ( APPPsy )

Septembre 2015

Bonjour à toutes et à tous,

Comme vous l’avez sans doute constaté, aucun arrêté d’exécution permettant la mise en application de la loi du 4 avril 2014 n’a été voté car les différents conseils supérieurs n’ont pas été nommés (tel que prévu dans la loi)

Des contacts avec les membres du cabinet de la Ministre de la Santé, Madame Maggie De block, il apparait que des modifications de cette loi seraient envisagées. Actuellement, aucun texte au sujet de ces modifications n’a été proposé. Cependant, les rencontres avec les membres de son cabinet reflètent certains changements préoccupants. Nous ne savons pas comme ils ont intégrés les positions des uns et des autres exprimées lors de nos rencontres, dans ces changements.

Dans ce contexte, les membres de la Plate-Forme restent vigilants et en contact avec le politique. Par ailleurs, différentes associations se sont créées dans le but de défendre leurs positions et ce, tant du côté néerlandophone que francophone. Les membres de la Plate-Forme prennent part une part active à ces discussions.

Nous continuerons à vous tenir informer au fur et à mesure que nous avons des informations claires venant du cabinet de Madame la Ministre Maggie de Block, nous permettant de réagir en conséquences.

Françoise Daune

Présidente

Août 2015

Bonjour à toutes et à tous,

Le travail de sensibilisation des politiques, de concertation et d’organisation des différents acteurs représentatifs du terrain continue. Des deux cotés de la frontière linguistique du pays existent désormais des coupoles réunissant les 4 courants psychothérapeutiques amenés à être représentés au sein du Conseil de la psychothérapie. Nous resterons vigilants à ce que l’esprit de la loi de 2014 soit respecté. Nous vous tiendrons au courant de toute nouvelle avancée.

Françoise Daune,

Présidente

Juin 2015

Bonjour à toutes et à tous,

A l’approche des vacances parlementaires, la Plate-Forme maintient d’une manière active ses contacts avec les responsables politiques et avec le cabinet de Mme la Ministre Maggie De Block en particulier. Si le cadre de la Loi est fixé depuis son vote en 2014, il s’agit de veiller à ce que son application prochaine (au plus tard septembre 2016) se fasse dans le respect de son esprit qui avait fait consensus chez les différents acteurs de terrain et les parlementaires ayant voté la Loi. Un travail de sensibilisation des politiques et de concertation des différents acteurs représentatifs du terrain semble plus que jamais nécessaire. Nous vous tiendrons au courant de toute nouvelle avancée.

Françoise Daune,

Présidente

Mars 2015

Bonjour à toutes et à tous,

Nous souhaitons vous faire le point sur la situation.

Pour une part, nous sommes toujours en attente que Madame Maggie De Block, Ministre des Affaires Sociales et de la Santé Publique, nomme le Conseil Supérieur de la Santé Mentale et les différents conseils qui le constitueront : ceux de la psychothérapie et de la psychologie clinique.

Pour une autre part, la Plate-forme des Professionnels de la Santé Mentale ne cesse d’être active et d’entretenir des contacts politiques. Unie et forte de sa représentativé, la Plate-Forme travaille actuellement à préciser et à éclairer ce que seront les différentes missions du futur Conseil de la Psychothérapie, tels que définis par la loi. Il nous semble important par ailleurs que les différents conseils évoqués ci-dessus soient constitués dans un même temps afin qu’ils puissent collaborer efficacement et articuler entre eux leurs champs d’action respectif. Nous vous tiendrons au courant de toutes avancées.

Françoise Daune

Présidente

Octobre 2014

Bonjour à toutes et à tous,

Voilà donc Madame Maggie De Block, nouvellement nommée Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, en charge d’encadrer l’exécution « sans délai » de la loi du 4 avril 2014 réglementant les professions des soins de santé mentale. La question s’ouvre désormais de la constitution des différents conseils supérieurs relatifs à la santé mentale, à la psychologie clinique et à la psychothérapie. Enjeu important s’il en est pour la suite auquel la Plate-forme va s’attacher de façon active et attentive avec tous ceux en charge du dossier.

Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de l’évolution de la situation.

Françoise Daune,

Présidente

Septembre 2014

Bonjour à vous tous,

Si certains évoquent un accord de gouvernement pour la fin du mois de septembre, à ce jour nous sommes encore dans l’attente de la nomination des politiques qui seront en charge, parmi bien d’autres dossiers (!), de la mise en place des différents Conseils Supérieurs relatifs à la Santé mentale, à la Psychologie clinique et à la Psychothérapie. Il leur appartiendra également de faire paraître au Moniteur l’arrêté d’exécution du nouveau texte de loi. De son coté, la Plate-forme a continué à travailler, à penser les différents enjeux attenants à la formation de ces Conseils, ainsi qu’à nouer ou à reprendre des contacts avec les élus au fait du dossier. Nous vous tiendrons au courant, bien entendu, de toute nouvelle avancée.

Françoise Daune,

Présidente

Juin 2014

Bonjour à vous tous,

Beaucoup d’entre vous sont sans doute déjà au courant qu’après 15 ans de discussions, le texte de loi modifiant l’arrêté royal n°78 du 10 novembre 1967 relatif à l’exercice des professions des soins de santé et y réglementant les professions de santé mentale est enfin paru au Moniteur Belge ce mardi 20 mai 2014. Le code de déontologie des psychologues est quant à lui, paru au Moniteur le 16 mai 2014.

Nous attendons, maintenant, l’élection du nouveau gouvernement pour qu’un arrêté d’exécution permettant la mise en place des différents Conseils Supérieurs soit voté. Cela fait du travail en perspective.

Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de l’évolution de la situation.

Dans l’attente de ce nouveau gouvernement, bien à vous,

Françoise Daune

Présidente

Mai 2014

Pour consulter le texte de loi définitif relatif à la psychologie clinique et à la psychothérapie, voir le site de la chambre : http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/3243/53K3243006.pdf

Avril 2014

Bonjour à vous tous,

Après 15 ans de discussions, ce jeudi 27 mars 2014, la proposition de loi concernant le reconnaissance de la pratique et des titres de psychologue clinicien et de psychothérapeute est revenue du sénat et a été adoptée en séance plénière de la Chambre. Elle sera soumise à la sanction royale avant sa parution au Moniteur.

Nous vous informons que la chambre a accepté l’amendement proposé par le Sénat concernant le retrait de la mention “enseignement de plein exercice”. Ceci signifie que les personnes ayant suivi un cursus de promotion sociale dans le domaine médico-psycho-social pourront accéder, après avoir suivi l’enseignement des pré-requis demandés, à la formation de psychothérapeute.

Le conseil Supérieur de la Santé Mentale ne sera pas nommé sous cette législature. Nous devrons attendre que le prochain Ministre de la Santé soit nommé. Néanmoins, nous sommes déjà prêts à conseiller le futur Ministre quant au choix des personnes qui feront partie des conseils supérieurs de la psychothérapie et de la psychologie clinique.

Dès que la loi sera parue au Moniteur, nous la mettrons sur notre site.

Bien à vous,

Françoise Daune

Présidente

Mars 2014

17/03

Bonjour à toutes et à tous,

En séance plénière du Sénat, ce jeudi 13 mars, a été adoptée la proposition de loi concernant la reconnaissance des titres de psychologues cliniciens et psychothérapeutes par 44 voix «pour» et 10 abstentions. Les 2 amendements proposés au vote ont été refusés. La dernière étape est le retour à la Chambre pour que la proposition devienne loi.

Les délais ne vont pas permettre que l’arrêté d’exécution soit mis en place et que le Conseil Supérieur soit nommé. En effet, période électorale oblige, le gouvernement à partir du 8 avril sera uniquement en affaire courante. Nous restons prêts à traiter de cette question importante de la constitution du Conseil avec le nouveau gouvernement qui sera nommé...

Vous vous posez sans doute de nombreuses questions. Nous vous invitons à venir avec nous échanger lors de notre Assemblée Générale qui se tiendra le lundi 31 mars à 20h15 à la Ligue située au 55 rue du Président à 1050 Bruxelles.

Nous vous rappelons que nous vous accueillerons dès 19h30 avec des sandwichs et des boissons.

Toutes nos amitiés,

Françoise Daune

Présidente

01/03

Bonjour à vous toutes et tous,

Le mardi 18 février 2014, la proposition de loi concernant la reconnaissance des titres de psychologues cliniciens et psychothérapeutes a été adoptée au Sénat par 10 voix pour et 3 abstentions. Il reste son passage au Conseil d’Etat avant la publication au Moniteur.

A l’heure actuelle, nous ne savons pas si le Conseil Supérieur de la Santé Mentale pourra être mis en place par un arrêté d’exécution sous cette législature. Son rôle sera essentiel dans l’établissement des différents critères pour l’agrément des psychothérapeutes, des institutions formatives et des mesures transitoires.

Certes, cette loi ne fait pas que des heureux mais était le meilleur compromis possible pour tous ceux qui étaient au centre des débats. Ce résultat final fût possible car tous - c’est-à-dire parlementaires, personnes de terrain, associations de psychologues, psychothérapeutes et Plate-Forme, tant francophones que néerlandophones, ont accepté de faire des compromis. C’est un premier pas, d’autres suivront.

D’ores et déjà, nous vous annonçons notre Assemblée Générale qui se tiendra le lundi 31 mars à 20h15 à la Ligue située au 55 rue du Président à 1050 Bruxelles.

Et comme chaque année, nous vous accueillerons dès 19h30 avec des sandwichs et des boissons.

Bien à vous tous,

Françoise Daune

Présidente

Février 2014

Bonjour à vous tous,

Ce jeudi 30 janvier 2014, la proposition de loi, concernant la reconnaissance des titres de psychologue clinicien et de psychothérapeute, a été approuvée à la Chambre à la quasi unanimité sauf 2 abstentions. Cette proposition doit encore passer au Sénat avant sa reconnaissance définitive. Ensuite, le temps sera à la constitution du Conseil Supérieur dont les travaux seront importants car ses membres devront définir les conditions d’agrément pour les psychothérapeutes, pour les associations formatives et les critères des mesures transitoires.

Le prochain message vous annoncera sans doute l’adoption définitive de la proposition de loi.

Bien à vous,

Françoise Daune,

Présidente

Janvier 2014

16/01/14

Bonjour à tous,

Une grande étape a été franchie ce mercredi 15 janvier, en Commission Santé, pour le projet de loi concernant la reconnaissance des titres de psychologue clinicien et psychothérapeute. Le projet y a été discuté et approuvé. C’est un grand pas et un aboutissement d’un travail de nombreuses années.

Il sera présenté en séance plénière de la Chambre le 30 janvier et discuté au Sénat le 3 février. L’espoir est permis qu’il soit à ce terme voté et adjugé.

Nous ne manquerons de vous tenir informer de cette dernière ligne droite.

Bien à vous

Françoise Daune

15/01/14

Voilà la liste des principales associations membres de la plate-forme :

APPpsy - Association des Psychologues Praticiens d’Orientation Psychanalytique

En janvier 1986, l’Association des Psychologues Praticiens d’Orientation Psychanalytique a vu le jour, sous l’impulsion de psychologues cliniciens formés à la psychanalyse et issus de diverses associations de psychanalystes. L’APPPsy est une association de défense professionnelle étrangère à tout esprit de corporatisme. Elle a pour objectif de promouvoir et de faire reconnaître le sérieux de la formation de ses membres en matière de clinique psychanalytique, et de faire garantir dans l’espace social des conditions de pratique professionnelle en accord avec l’éthique de la psychanalyse. Comptant plus de 250 membres, elle constitue numériquement la plus importante association de psychologues cliniciens francophones de Belgique.

Reconnue par le SFP Economie (Service Public Fédéral) comme Fédération professionnelle représentant la profession de Psychologues-psychothérapeutes.

Personne de contact : Francis Martens (président), 02 640 63 06, This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

Siège social : APPpsy asbl, rue du Président, 53 - 1050 Bruxelles

Mail : This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

UPPPsy - Union Professionnelle des Psychologues

L’objectif de cette fédération est de défendre au mieux les intérêts des psychologues qui travaillent au niveau de la relation d’aide, quel que soit leur milieu professionnel (en privé ou en institutions diverses : SSM, PMS, écoles, entreprises, hôpitaux, etc.).

L’objectif étant de bénéficier d’un vrai statut légal qui les reconnaisse pleinement autonomes dans un rapport de collaboration ouverte et égalitaire avec les autres professionnels de la santé.

Personnes de contact : Dominique De Wilde, présidente, 0495 84 36 79

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Brigitte Dohmen, secrétaire, 0472 46 67 25

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Siège social : rue de la Station, 45 - 1325 Chaumont-Gistoux

adresse courrier : rue Saint-Mort, 163 – 5351 Haillot

Tél : 010 45 52 12

Mail : This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

F. P. H. - Fédération Belge des Psychothérapeutes Humanistes

La Fédération Belge des Psychothérapeutes Humanistes (FPH) s’est créée en octobre 2006 pour répondre à un besoin de reconnaissance des psychothérapeutes et des associations professionnelles de ce courant.

Le courant humaniste constitue un des quatre grands courants reconnus et étudiés par les experts du Conseil Supérieur d’Hygiène du Ministère Fédéral de la Santé en Belgique lors de l'étude préliminaire (CSH n° 7855) en vue de l’agrément des psychothérapies en Belgique. Ce courant humaniste est également appelé « courant de la psychothérapie à orientation expérientielle et centrée sur le client ».

Ce courant humaniste en psychothérapie est basé sur la reconnaissance de la vocation naturelle de l’être humain à diriger son existence et à trouver en soi les ressources créatives pour se réaliser pleinement.

La FPH asbl regroupe actuellement les psychothérapeutes des associations suivantes :

- Association Belge d’Analyse Transactionnelle (ASSOBAT)

- Société Belge d’Analyse Bioénergétique (SOBAB)

- Société Belge de Gestalt (SBG)

- Association des Praticiens du Souffle (APS)

- Société Belge de Sophia-Analyse (SBSA)

- Association Belge de Sophia-Analystes (ABSA) et les associations qui l’a constituent

Personnes de contact : Claudia Ucros (présidente)  0479 33 94 33     This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

Paul Kestemont (trésorier)  0473 50 50 28

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Siège social : c/o Claudia Ucros - Rue Mareyde, 35 - 1150 Bruxelles  02 762 17 68

Mail : This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

ABP/BVP - Association Belge de Psychothérapie/ Belgische Verenering voor Psychotherapie

L'Association Belge de Psychothérapie, constituée en 1998, a son siège social au Service de Psychiatrie du CHU Brugmann.

Elle a pour but de réaliser les objectifs de l'European Association for Psychotherapy (EAP), et de soutenir les principes contenus dans la Déclaration de Strasbourg.

Elle représente en Belgique l'EAP, et est aussi seule accréditée à y délivrer le Certificat Européen de Psychothérapie.

C'est une organisation professionnelle dont les membres effectifs sont psychothérapeutes praticiens de diverses modalités reconnues de psychothérapie, titulaires du Certificat Européen de Psychothérapie (CEP) ou dont la formation a été attestée par le Conseil d'Administration sur base de critères équivalents au CEP.

Reconnue par le SFP Economie (Service Public Fédéral) comme Fédération Professionnelle représentant la profession de Psychothérapeute.

Personne de contact : Charles Sasse (président), 0477 27 67 21       This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

Secrétariat : asbl ABP-BVP  c/o CHU Brugmann Service Psychiatrie,

Place Van Gehuchten 4 - 1020 Bruxelles

Mme Melissa Chavanon,  02 477 27 05

Mail : This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

FFBPP - Fédération Francophone Belge de Psychothérapie Psychanalytique

La FFBPP s’est constituée en 1994 en unissant 2 pôles, l’un associatif et l’autre formatif.

Cette fédération est affiliée à l’EFPP (European Federation for Psychoanlytic Psychotherapy in the Public Sector).

Comme son nom l’indique, la Fédération Francophone Belge de Psychothérapie Psychanalytique fédère des associations qui réfléchissent, au-delà de leur singularité, à définir des exigences commune de formation et d’éthique. D’autres associations souhaitent actuellement s’affilier assurant ainsi la dynamique du questionnement.

La FFBPP comporte 6 associations (5 formatives et 1 associative) :

-   ARPP -- Association pour la Recherche en Psychothérapie Psychanalytique

- FCPPA -- Formation à la Clinique Psychothérapeutique Psychanalytiques Adultes au sein de l’IFISAM (Institut de Formation à l’Intervention en Santé Mentale)

-   Psyclimède -- Centre de Formation à la Psychologie Clinique et Médicale

-   Psycorps -- École Belge de Psychothérapie Psychanalytique à Médiations

-   FCPEA (Formation à la Clinique Psychothérapeutique de l’Enfant et de l’Adolescent au sein de l’Ifisam)

-  GERCPEA (Groupe d’Etude et de Recherche Clinique en Psychanalyse de l’Enfant et de l’Adulte, Gand-Duché du Luxembourg)

Reconnue par le SFP Economie (Service Public Fédéral) comme Fédération Professionnelle représentant la profession de Psychothérapeute.

Personne de contact : Françoise Daune (vice-présidente), 0476 24 59 99

franç This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

Blandine Faoro-Kreit (présidente)   0475 91 70 29

Siège social : rue du Président, 53 - 1050 Bruxelles

Mail : This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

ABIPFS – Association Belge pour l’intervention et la Psychothérapie Familiale Systémique

Cette association, crée en 2000, est composées de systémiciens issus de différentes écoles visant le partage de réflexions et pratiques professionnelles ainsi que la promotion de l’approche systémique en Belgique.

Ils ont pour buts de promouvoir :

- un plus grand niveau de compétence et de qualité dans la pratique, la recherche et l'enseignement de la thérapie familiale et des domaines connexes.

- l'identité professionnelle des psychothérapeutes et intervenants familiaux et systémiques.

- entre les membres et avec l'extérieur, les contacts, les échanges d'idées et d'expériences, les journées d'études.

- des publications et tout autre matériel scientifique dans ce domaine.

Personne de contact : François Dereuck

Président : Philippe Defossez

Siège social : Avenue Winston Churchill, 59 – 1180 Bruxelles

Secrétariat : 0475 77 38 55

Mail : This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

13/01/2014

Voilà l'intégralité de la conférence de presse qui s'est tenue ce lundi 13 janvier dans les locaux de la Ligue Bruxelloise Francophone pour la Santé Mentale. De nouvelles informations suivront bientôt.

"Nous avons choisi de prendre la parole aujourd’hui afin de donner notre point de vue concernant la proposition de loi qui va légiférer les professions psy (psychologues cliniciens et psychothérapeutes) et dont attendons la résolution depuis de très nombreuses années.

Afin aussi de rectifier les fausses informations qui circulent autour de cette future législation, informations qui s’apparentent beaucoup plus à de la défense corporatiste qu’à une analyse objective du travail des parlementaires sur le sujet.

QUI SOMMES-NOUS ?

Nous sommes des représentants de ce secteur professionnel qui se battent depuis des années au côté, et parfois contre, les politiques qui se sont succédés pour tenter de légiférer notre secteur. Nous représentons les associations sérieuses de ce secteur. Des associations qui souhaitent que leur profession soit reconnue, protégée et soumise à des exigences de compétences. Des associations qui veulent offrir une garantie de sérieux aux patients qui s’adressent à nous et surtout la reconnaissance d’une déontologie qui les protège.

Dès le début des discussions concernant les différents projets ou propositions de loi, nous avons voulu bannir tout esprit corporatiste, établir des dialogues et des ponts entre les différentes professions concernées : psychologues, psychiatres, psychothérapeutes, travailleurs sociaux, conseillers conjugaux, médecins généralistes, assistants en psychologie,…

Un dialogue aussi entre les psychothérapeutes eux-mêmes malgré leurs différences de théorisations et de pratiques : psychothérapeutes travaillant en institution ou en privé, psychothérapeutes d’enfant ou d’adulte, psychothérapeutes systémiciens de couple ou de famille, psychanalystes, psychothérapeutes psychanalytiques et psycho-dynamiques, psychothérapeutes humanistes, centrés sur la personne ou l’expérientiel, et même psychothérapeutes cognitivo-comportementalistes au début.

C’est ainsi que la Plate-Forme des Professions en Santé Mentale a vu le jour et travaille d’arrache-pied depuis le début des années 2000 pour faire reconnaître le secteur de la santé mentale à côté du secteur de la santé somatique.

NOTRE POSITIONNEMENT :

Tout d’abord nous tenons à remercier chaleureusement tous les parlementaires qui ont eux-aussi dépassé les clivages de leurs idéologies pour s’unir dans la rédaction d’un texte commun, avec les encouragements efficaces de Madame la Ministre Onkelinx. Grâce à ce travail acharné, nous pouvons enfin espérer qu’une loi puisse voir le jour très prochainement.

Nous saluons leur méthode de travail à l’écoute du milieu professionnel dans son ensemble, tant du côté des universitaires que des praticiens du terrain.

Nous saluons leur volonté de faire reconnaître le domaine de santé mentale dans l’AR 78, en y introduisant les psychologues cliniciens et les orthopédagogues comme des professions totalement autonomes et en créant un conseil supérieur de la santé mentale, pendant du conseil supérieur de la santé. C’est un premier pas important qui, nous l’espérons, sera suivi par d’autres.

Nous saluons leur intelligence d’avoir compris que la profession de psychothérapeute sortait des critères purement académiques, même si la nécessité et la valeur de l’enseignement sont fondamentales. Ainsi le fait d’exiger une vraie formation de psychothérapeute pour tous les praticiens, quelle que soit leur formation de base, est tout à fait essentiel pour les patients.

Nous saluons enfin leur ouverture d’avoir respecté ce qui fonctionnait déjà bien dans le secteur tout en s’attelant à y mettre des balises afin de pouvoir éliminer les faux professionnels, ceux qui risquaient de mettre les patients en danger.

Globalement, nous trouvons que le travail des parlementaires, pour difficile qu’il ait été, n’en est pas moins remarquable. Ils ont su naviguer entre les conflits d’intérêts, les conflits d’influences, les différences de sensibilités et de points de vue, les tendances corporatistes, …, pour arriver à un compromis acceptable pour la plupart.

NOS QUESTIONNEMENTS ET INSATISFACTIONS :

Ceux-ci concernent le projet lui-même mais aussi et surtout ses commentaires d’articles.

Concernant le projet lui-même :

Nous regrettons le fait qu’il n’y ait pas une différenciation plus claire entre l’exercice de la psychologie clinique et celui de la psychothérapie. Ce flou est la porte ouverte des confusions de rôles et de pratiques. Comment les patients vont-ils s’y retrouver ?

Si le psychologue clinicien est désormais obligé d’avoir suivi une formation de psychothérapeute pour pouvoir exercer la psychothérapie, il est néanmoins autorisé, sans cette formation, à « une prise en charge et un soutien de la personne en souffrance psychique ou psychosomatique. »

Le psychothérapeute est autorisé à « l’accomplissement d’interventions psychothérapeutiques dans le but d’éliminer ou d’alléger les difficultés, conflits ou troubles psychiques d’une personne », ce qui correspond à sa prise en charge.

Où est la frontière ?

Nous regrettons que le fonctionnement de la médecine somatique soit imposé aux professions de psychologue et d’orthopédagogue dont l’épistémologie et le fonctionnement sont différents, ex. organiser des services de garde ou être soumis à une obligation de transmission des données. Certes ces éléments ont été nuancés dans les commentaires d’articles, mais avaient-ils vraiment leur raison d’être ?

Nous regrettons que, dans la définition de l’exercice de la psychothérapie, ne soit pas mentionnée la capacité du psychothérapeute à poser un diagnostic psychothérapeutique, ce qui est fondamental pour une pratique sûre pour le patient. En effet, le psychothérapeute va adapter ses interventions en fonction de ce diagnostic de départ et ce quel que soit son approche.

Nous regrettons aussi qu’il ne soit nulle part fait référence à la nécessité d’avoir suivi une psychothérapie soi-même pour pouvoir pratiquer la psychothérapie. Or si le savoir est facile à enseigner, le savoir-faire déjà plus complexe, le savoir être est un élément fondamental de l’apprentissage du métier. Cela doit permettre de voir plus clair dans ses propres problèmes afin de ne pas les mélanger avec ceux des patients, mais aussi de prendre conscience de ses propres enjeux narcissiques, de pouvoir et de contrôle afin de laisser toute la possibilité pour le patient de devenir lui-même sans être influencé par le psychothérapeute.

Nous regrettons beaucoup le fait que le conseil supérieur de la santé mentale soit embryonnaire par rapport au secteur de la santé mentale lui-même et ne permette dès lors pas une réflexion plus approfondie sur la place de ce secteur dans le champ de la santé. C’est d’ailleurs le parent pauvre du domaine de la santé en matière d’investissements et de financements.

Concernant les commentaires d’articles :

Nous ne pouvons absolument pas accepter la mention qui dit que « la psychothérapie n’est pas une profession en soi », ce qui contredit d’ailleurs d’autres éléments du texte.

En effet, comment peut-on exiger que des professionnels aient suivi une formation minimale de 3 ans dans le domaine psycho-médico-social plus un an de mise à niveau théorique auprès d’une université ou d’une haute école, soit 4 ans minimum avant d’être accepté dans une formation de psychothérapeute qui va durer elle aussi 4 ans minimum (soit à l’université, soit dans un institut agréé)  (donc un total de 8 ans minimum) pour au final leur dire qu’ils n’exercent pas un métier !!!

Nous regrettons aussi que, sous la pression d’un groupuscule de psychanalystes élitistes qui ne veulent aucun contrôle de leur formation, les commentaires excluent les psychanalystes du champ de la santé mentale dans laquelle ils occupent une place importante et utile. Les deux plus grosses associations belges de psychanalyse ont d’ailleurs fait savoir leur opposition à cette exclusion et nous les soutenons.

La désinformation :

Certains prétendent que la proposition de loi manque d’ambition ou de sérieux en ouvrant l’accès à la psychothérapie à des bacheliers (3 ans d’études supérieures). C’est méconnaître que la proposition exige une mise à niveau si nécessaire avant l’accès à la formation de psychothérapeute + 4 ans minimum de formation à la psychothérapie. Cela veut dire que pour devenir psychothérapeute, il aura fallu se former pendant minimum 8 ans, mais cela peut aller jusqu’à 15 ans pour les psychiatres.

Certains prétendent que le fait que les formations de psychothérapeutes puissent se donner hors université rend celles-ci farfelues et non sérieuses et donc entraîne une pratique dangereuse pour les patients.

Cela ignore le fait que, depuis leur origine, les formations de psychothérapeutes se sont données hors université, au départ essentiellement sous forme de compagnonnage. Ce n’est que beaucoup plus tardivement que certaines universités ont mis en place un 3e cycle en psychothérapie qui s’organise toujours en collaboration étroite avec les professionnels du terrain.

Par ailleurs, les formateurs en psychothérapie sont généralement des professionnels qui théorisent leur pratiques, publient dans des revues spécialisées, donnent des conférences, participent à des congrès... Le fait de publier n’est pas l’apanage unique des universités. La majorité des publications concernant les psychothérapies ne viennent d’ailleurs pas du milieu académique. On ne peut que regretter que beaucoup d’universités soient désintéressées par ces travaux et les approches dont ils parlent.

Certains prétendent que les instituts de formations à la psychothérapie sont gérés par des personnes avides d’argent et de pouvoir.

Depuis de nombreuses années, les associations de professionnels, rejoints par certains instituts de formations, se sont regroupées en fédérations professionnelles afin d’organiser leur secteur, d’y mettre de l’ordre et surtout d’établir des critères de sérieux tant au niveau des formations que des pratiques, avec le souci d’une déontologie respectueuse tant du patient que des professionnels. Donc point de gourou ni d’esprit mercantile au sein de ces fédérations.  La plupart de ces fédérations sont signataires de ce communiqué de presse.

Certains disent que ce sont des gens incompétents qui vont bénéficier de cette loi. Parmi les membres des associations que nous représentons, il y a des psychiatres, des psychologues, des médecins, mais aussi des psychothérapeutes certifiés par leurs écoles et qui ne sont ni psychiatres ni psychologues. Il y a aussi des professeurs d’université. S’agit-il là de gens incompétents ? Tous se considèrent comme collègues à part entière.

Certains disent que la psychothérapie n’est pas un métier mais un acte spécialisé. Cependant, quel que soit son diplôme de base, quelle que soit la pratique que l’on avait avant de pratiquer la psychothérapie, celle-ci change automatiquement une fois que l’on devient psychothérapeute. Et cette pratique devient la même que l’on soit précédemment psychiatre, psychologue ou assistant social.

Nous pourrions encore aborder d’autres aspects ici mais notre propos serait trop long.

Nous vous remercions pour votre présence et pour l’écho que vous accepterez de donner à nos remarques."

Signataires :

Plate-Forme des Professions en Santé Mentale

Association des Psychologues Praticiens d’Orientation Psychanalytique (fédération professionnelle reconnue)

Union Professionnelle des Psychologues

Fédération Francophone Belge de Psychothérapie Psychanalytique (fédération professionnelle reconnue)

Fédération Belge des Psychothérapeutes Humanistes

Association belge pour l’intervention et la psychothérapie familiale et systémique.

Personnes de contact :

Françoise DAUNE, présidente de la Plate-Forme des professions en santé mentale

0476 24 59 99 This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

Charles SASSE, président de l’Association Belge de Psychothérapie/ Belgische Vereniging voor Psychotherapie

0477 27 67 21 This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

Paul KESTEMONT, administrateur de la Fédération Belge des Psychothérapeutes Humanistes

0473 50 50 28 This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

Francis MARTENS, président de l’Association des Psychologues Praticiens d’Orientation Psychanalytique

02 640 63 06 This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

Décembre 2013

Bonjour à vous tous,

Nous vous informons que le projet de loi concernant la reconnaissance des titres de psychologue clinicien et de psychothérapeute a été, ce jeudi 19 décembre 2013, présenté en séance plénière. Il sera discuté en Commission Santé au mois de janvier pour être voté.

Un point nous semble litigieux situé non pas dans les articles de la loi mais dans les commentaires.

Ce point concerne la reconnaissance du métier de psychothérapeute. Il y est inscrit, dans les commentaires, en tant qu’acte et ceci nous semble une aberration. Sachant que la loi précise que pour être psychothérapeute, il faut un diplôme bac +3 plus 4 ans de formation et pour certains en plus acquérir des prérequis, si cela n’est pas un métier que faut-il !

Nous avons demandé aux parlementaires un amendement concernant ce point et nous espérons qu’il sera entendu et acté.

Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de l’avancement des discussions.

Les membres du bureau et moi-même, vous souhaitons de belles fêtes et vous présentons tous nos voeux pour cette année nouvelle,

Françoise Daune

Présidente

Novembre 2013

Bonjour à vous tous,

Comme vous l’avez sans aucun doute entendu, Madame la Ministre Laurette Onkelinx a tenu une conférence de presse ce mardi 5 novembre annonçant la proposition de loi concernant la reconnaissance des titres de psychologue clinicien et psychothérapeute.

Nous restons attentif quant aux amendements qui seront à réaliser.

Notre collaboration avec les différents parlementaires est maintenue en ce moment clé qui est la dernière ligne droite avant le vote définitif de cette loi qui est élaborée depuis plus de 15 ans.

Une belle avancée par cette loi qui va modifier le paysage de la santé mentale dans notre pays.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informé de l’état des discussions à venir dans les prochains jours, dans les semaines qui arrivent.

Bien à vous,

Françoise Daune

Présidente

Lettre aux parlementaires, écrite par Brigitte Dohmen, co-signée par l’Union Professionnelle des Psychologues (UPPsy), la Fédération Francophone Belge de Psychothérapie Psychanalytique (FFBPP), la Fédération des Psychothérapeutes Humanistes (FPH) ainsi que par notre Plate-Forme :

Monsieur et Madame le député,

Depuis peu un groupe de psychanalystes, minoritaire dans le mouvement psychanalytique mais très bien organisé en termes de lobbying, conteste haut et fort votre travail.

Ils souhaitent la non para-médicalisation des professions psy, ce sur quoi nous sommes tous d’accord.

Ils souhaitent aussi pouvoir être reconnus d’office comme pratiquant la psychanalyse du fait de leur appartenance à une association de psychanalystes, comme c’est le cas en France. Cela leur permet d’avoir les avantages de la législation sans ses contraintes. Cela nous paraît indéfendable.

Leur argument est entre autres que seules leurs écoles connaissent les exigences de leur formation et ses modalités. C’est tout à fait exact, mais c’est le cas de chaque orientation psychothérapeutique.

Nous avons réfléchi à ce problème et nous vous proposons une solution.

Il faudrait que la loi prévoie un conseil supérieur de la psychothérapie, différent du conseil supérieur de la santé mentale. Celui-ci serait composé pour moitié de représentants du corps enseignant (universités organisant un 3e cycle en psychothérapie, professeurs enseignant la psychothérapie à l’université pour les universités qui ne l’organisent pas + formateurs de chaque orientation psychothérapeutique dans des écoles reconnues sérieuses) et pour l’autre moitié de représentants des fédérations de psychothérapeutes de chaque orientation.

Ce conseil de la psychothérapie comprendrait 4 (éventuellement 5) chambres différentes : une par orientation psychothérapeutique (plus éventuellement la psychanalyse). Ce sont ces chambres qui détermineraient les conditions minimales que doivent remplir les formations pour leur orientation et leurs modalités dans les grandes lignes.

Ceci permet un compromis entre être « hors la loi » et être dans la loi mais avec la sécurité que son orientation psychothérapeutique ne soit pas dénaturée.

Nous vous signalons également que différentes fédérations professionnelles de psychothérapeutes existent à l’heure actuelle, reconnues par le Ministère des classes moyennes comme fédérations professionnelles. Ces fédérations ont déjà réfléchi aux critères et exigences de formation pour leur orientation. Il s’agit de l’Association Belge de Psychothérapie (qui se réfère au diplôme européen), la Fédération francophone belge de psychothérapie psychanalytique. La fédération des psychothérapeutes humanistes a déposé son dossier et est en attente de la reconnaissance officielle. Il existe aussi une fédération des formateurs en psychothérapie systémique, mais non reconnue, de même que la Fédération des associations de psychanalyse, non reconnue également.

Pour ce qui concerne le conseil supérieur de la santé mentale, sa création est essentielle. Il devrait rassembler les différents conseils supérieurs et avoir dès lors différentes chambres (psychiatres, psychologues, psychothérapeutes y compris les psychanalystes, travailleurs sociaux, …) qui donneraient des avis concernant leur secteur de travail et réfléchiraient en commun à comment améliorer la prise en charge de la santé mentale en Belgique. Les généralistes devraient pouvoir y prendre une place.

Nous souhaitons vraiment qu’une législation passe durant cette législature mais il est important que celle-ci soutienne ce qui fonctionne déjà bien dans ce secteur. Nous sommes conscients qu’il s’agit d’un secteur diversifié et donc complexe, mais nous avons un atout majeur pour résoudre ces difficultés, celui du « compromis à la Belge ». Nous comptons sur vous pour y arriver.

Cette lettre est co-signée par :

L’Union Professionnelle des Psychologues (UPPsy)

La Plate-Forme des Professions en Santé Mentale (PF Psy-sm)

La Fédération Francophone Belge de Psychothérapie Psychanalytique (FFBPP)

Le Fédération des Psychothérapeutes Humanistes (FPH)

Octobre 2013

Bonjour à vous tous,

Comme vous le savez très certainement, une proposition de loi relative à la reconnaissance des titres de psychologue clinicien, psychothérapeute et orthopédagoque est en discussion à l’heure actuelle entre les parlementaires suite aux rencontres avec la Ministre Laurette Onkelinx et des représentants du terrain du nord comme du sud du pays (tant associatifs qu’universitaires et médicaux).

Un texte qui circule, et qui n’est pas encore le projet prêt à être déposé, crée de nombreuses réactions parmi certains psychanalystes. Ceux-ci organisent un forum début octobre dont nous pensons non seulement qu’il s’appuie sur des informations inadéquates mais encore qu’il pourrait être contre-productif et source de confusion.

En réaction, à ces protestations, Brigitte Dohmen, membre du bureau de la Plate-Forme, a écrit une lettre ouverte aux organisateurs de ce forum. Les membres de la Plate-Forme sont solidaires de cette lettre écrite par Brigitte Dohmen.

Sachez que nous continuons à travailler étroitement avec les différents parlementaires que nous avons déjà longuement rencontrés. Ces rencontres ont été, à ce jour, positives.

Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant des avancées de cette proposition de loi et nous resterons dans le dialogue avec les politiques pour faire reconnaître et aboutir nos positions et revendications.

Bonne lecture de la lettre de Brigitte Dohmen

LETTRE OUVERTE AUX ORGANISATEURS DU FORUM
« RÉGLEMENTER LA SANTÉ MENTALE ? PAS DE CONSENSUS ! »

par Brigitte Dohmen

En 2000, j’ai fait partie du groupe d’experts désignés par la Fédération belge des psychologues pour avaliser le projet de loi de Magda Aelvoet concernant les psychologues cliniciens et autres. J’y représentais le courant psychanalytique, via mon association l’APPPsy.
C’est moi qui ai tiré la sonnette d’alarme par rapport à ce projet de loi en dénonçant sa para- médicalisation du champ psy ainsi que le monopole des universités sur celui-ci. J’ai dénoncé aussi le fait que les psychologues et les psychiatres s’appropriaient le domaine de la santé mentale à l’exclusion de tout autre.
C’est encore moi qui ai mobilisé les associations et ai structuré cette mobilisation en créant la plate-forme des professions en santé mentale.
C’est de nouveau moi qui, plus récemment, a créé l’Union Professionnelle des Psychologues pour casser le monopole de la Fédération Belge des Psychologues.

Si je rappelle cela, ce n’est pas pour m’en attribuer le mérite qui m’importe peu, mais pour souligner le fait que je connais bien le dossier pour le suivre depuis le début et que, depuis le début, je défends la non para-médicalisation des professions psy et le fait que la formation et la pratique de la psychothérapie ne soit pas réservée aux psychiatres et aux psychologues universitaires (principe de l’analyse laïque).

Aussi je voudrais réagir par rapport aux mails que je vois circuler autour de ce prochain forum. Je tiens à poser certaines questions à leurs organisateurs et à rectifier certaines informations qui circulent.
Je ne pourrai malheureusement pas être présente lors du forum et je le regrette, mais je tiens à exprimer dans ce courrier ce que j’y aurais dit si j’avais pu m’y rendre.

1. Les psychanalystes doivent clarifier leur positionnement : le but de la psychanalyse est-t-il un plus-être de ses analysants ou un mieux-être de ceux-ci ?

Si la psychanalyse vise un plus-être de l’analysant, elle est une sorte de maïeutique et relève plutôt d’une démarche philosophique de l’être. Elle n’est alors pas une psychothérapie ni une profession de santé et n’est pas concernée par les projets de loi.
Mais elle a alors à le faire savoir clairement et à assumer ce que cela implique (par ex. pas de remboursement de mutuelle). Dans quelle faculté doit-elle être enseignée ?

Si c’est votre choix, il faudra alors adapter votre terminologie. En effet, non seulement les politiciens mais aussi le commun des mortels et la majorité des patients considèrent la psychanalyse comme une forme de psychothérapie. Je ne pense pas que vous pourrez changer cela. Mais vous pourriez parler de « psychanalyse authentique » par exemple.

Si la psychanalyse vise au mieux-être d’un patient, alors elle est une profession de santé et est concernée par la proposition de loi psychothérapie, avec là aussi les conséquences que cela implique. Parmi celles-ci, vous allez devoir co-llaborer (travailler ensemble) avec les autres courants psychothérapeutiques.

2. Acceptation de la castration :

Depuis le début des négociations aucun projet de loi n’a pu aboutir essentiellement du fait des divergences de vues des psychologues du nord et du sud du pays.
 En gros, le nord du pays, essentiellement représenté par la Fédération Belge des Psychologues (FBP), voulait légiférer la psychologie clinique sans différencier la psychothérapie incluse d’office dans la psychologie clinique. Elle faisait rentrer les psychologues dans le chapitre 1 de l’AR 78, en acceptant une mainmise des médecins sur leur profession. Elle garantissait aussi le monopole des universités sur les formations.

Le sud du pays, représenté essentiellement par la Plate-forme des professions en santé mentale (PF psysm) et l’APPPsy, ne voulait pas légiférer la psychologie clinique sans la psychothérapie, afin de donner à cette dernière un statut de profession différenciée et autonome. Il voulait un accès ouvert à la profession de psychothérapeute (principe de l’analyse laïque), le respect de la diversité du champ et la reconnaissance des écoles hors université. Il voulait aussi la création d’un chapitre 3 dans l’AR 78 consacré aux professions psycho-sociales de façon à les différencier des professions médicales et paramédicales.

La FBP se présentait à l’époque comme la seule habilitée à parler parce que représentant la majorité des psychologues. Depuis de nombreuses associations se sont fédérées, ont réussi à se faire reconnaître et à servir d’interlocuteurs aux politiques. La présence de 2 autres fédérations nationales de psychologues (APPPsy + UPPsy) a évidemment aidé à nuancer et à diversifier les points de vue.

La Ministre Onkelinx a organisé différentes réunions d’abord avec les parlementaires de la commission santé, ensuite avec des représentants néerlandophones du terrain, puis des représentants francophones, puis tout le monde ensemble. Je signale que la psychanalyse était, contrairement à ce que je lis dans les mails, bien représentée puisque la majorité des gens du terrain présents du côté francophone étaient soit psychanalystes (SBP + APPPsy), soit psychothérapeutes psychanalytiques (PF psysm + FFBPP + UPPsy).

Lors de ces réunions, il est apparu clairement qu’il fallait faire des compromis de part et d’autres. Les universités devait accepter le fait que la psychothérapie puisse s’enseigner à des bacheliers et hors université. La FBP devait accepter le fait qu’il fallait obligatoirement avoir suivi une formation de psychothérapeute pour le devenir quel que soit son diplôme de base, et que la psychothérapie serait accessible à des non psychologues.
Nous avons dû lâcher provisoirement le chapitre 3 pour donner une chance au projet psychothérapie de passer.
Et oui, nous ne sommes malheureusement pas tout-puissants, la castration existe et il faut pouvoir accepter de la vivre et l’assumer ! Nous avons tous fait un pas les uns vers les autres pour trouver un compromis acceptable et nous somme largement favorisés dans ce compromis.

3. Projet de loi ou proposition de loi :

Il a été indiqué clairement à ces réunions que Laurette Onkelinx n’allait pas déposer de projet de loi. Elle a organisé les réunions de concertation pour leur donner une chance d’aboutir. Mais elle cède la main aux parlementaires qui, tous ensemble, vont rédiger une proposition de loi commune. Le texte qui circule n’est donc pas un projet de loi, ni même une proposition de loi. C’est juste un brouillon écrit par un juriste du cabinet Onkelinx pour servir de texte martyr aux parlementaires. Rien de ce qui y est écrit n’est décidé. Certaines choses qui y sont écrites ont déjà été balayées lors des réunions de concertation.

C’est en ce moment qu’un texte de proposition de loi commence à être élaboré. Tout le reste est conjoncture et fantasmes.

Mais je peux vous garantir que nous avons reçu une écoute très positive de la part de tous les parlementaires francophones vis-à-vis de nos remarques et de nos revendications.

Par ailleurs cette proposition restera volontairement large de façon à ne pas fermer les choses. Celles-ci devront se discuter soit dans le conseil supérieur de la santé mentale, soit dans le conseil supérieur de la psychothérapie. Celui-ci va avoir un pouvoir important de déterminer comment remplir le cadre de la loi.

Nous nous réjouissons de cela parce que ce n’est pas un ministre influencé par les lobbies qui décidera, mais les professionnels eux-mêmes.
Nous ne sommes pas naïfs et nous savons que le combat continuera là mais nous sommes optimistes d’autant que nous allons vers plus de régionalisation et que les options des francophones sont beaucoup plus ouvertes.

La composition de ce conseil n’est pas déterminée pour le moment et rien ne permet de dire qu’il n’y aura qu’un seul psychanalyste pour en faire partie. Il suffit que le psychiatre, le professeur d’université, le représentant des psychologues soient psychanalystes ou d’orientation psychanalytique pour que nous puissions largement nous faire entendre.

Mais nous n’en sommes pas encore là.

4. Informations concernant la proposition de loi :

Je rappelle tout d’abord que celle-ci n’est pas encore écrite. Mais sur base des différentes réunions auxquelles j’ai participé, je peux affirmer ce qui suit.

Le premier socle : le conseil des psychologues n’est pas un ordre des psychologues. C’est un organe qui est là entre autres pour donner des avis. Un projet de loi définissant la déontologie du psychologue a été rédigé fin 2012 et devrait être voté dans la foulée des projets actuels. Il prévoit la création d’une instance de discipline différente du conseil des psychologues. Ce n’est d’ailleurs pas le ministère de la santé qui a travaillé sur ce projet de loi (rédigé avec les 3 fédérations actuelles de psychologues. Là aussi j’y étais !).

Par contre, la commission belge des psychologues pourrait devenir dans l’avenir un ordre des psychologues mais ce n’est aussi actuellement que conjoncture, on est loin d’y être.

Quant à la « définition – sur le mode comportementaliste- des séquences de troubles isolés... », elle n’existe pas dans les projets actuels.

Ce qui est décrit comme deuxième socle est inexact. :

3) Il est acquis que la psychothérapie n’était pas réservée aux psychologues et aux médecins.

4) Il a été décidé que ceux qui ont un diplôme de bachelier dans une profession psycho- médico-sociale pourraient d’office être candidat à une formation de psychothérapeute. En fonction de leur bagage, ils devront faire une mise à niveau, non pas de 3 ans mais de quelques cours (psychopathologie, une connaissance des différents courants psychothérapeutiques et du travail en réseau). Il n’a pas été décidé si cette mise à niveau devait se faire avant ou pendant la formation de psychothérapeute, à l’université ou par les écoles elles-mêmes.

5) Il a aussi été envisagé que d’autres parcours plus atypiques pourraient donner accès à la formation, en statuant au cas par cas (conseil supérieur de la psychothérapie).

6) Il a été prévu que la formation de psychothérapeute aurait une durée minimale de 3 ou 4 ans (encore à déterminer). L’organisation, le contenu, le nombre d’heures ne sera pas envisagé dans le projet. Ce sera discuté dans le conseil supérieur de la psychothérapie.

7) Dans les 4 courants reconnus actuellement (mais il est prévu qu’il peut y en avoir d’autres par la suite), la psychanalyse n’est pas nommée, ce qui est nommé ce sont les
« psychothérapies d’orientation psychanalytique ».

8) Il a été évoqué que son diplôme initial devait être accolé au titre de psychothérapeute mais cette proposition a été rejetée. Il sera permis mais non obligatoire de le faire. Par contre, l’orientation devra être nommée.

9) Il y aura effectivement une procédure de reconnaissance des instituts de formations. Cette procédure ne sera pas envisagée dans le texte de loi mais sera discutée dans le conseil supérieur. Il n’a absolument pas été envisagé que les instituts doivent se conformer à un cursus de type universitaire !

10) Depuis le début de ma pratique, je tiens un dossier pour chacun de mes patients. Ce sont mes notes personnelles que je ne partage avec personne. Nous refuserons absolument qu’il en soit autrement. Le code de déontologie du psychologue a défini très clairement la notion de secret partagé et celui-ci est extrêmement restrictif. Les psychothérapeutes pourront éventuellement s’en inspirer pour rédiger leur propre code. Nous avons rappelé cela aux parlementaires.

Donc la formulation qui dit que « Si la psychanalyse entrait dans le cadre de cette loi, ce qui est alors acquis, c’est : son entière psychothérapeutisation, la mise en forme universitaire de sa formation, en ce y compris le « travail personnel » attendu, sa paramédicalisation, son allégeance (et dépendance) au pouvoir médical et psychologique, sous le type comportementaliste de l’abord du symptôme – il en va de même pour la psychothérapie. Inenvisageable !

Paramédicalisation complète et hiérarchisée des métiers de l’âme, découpage de la souffrance humaine et de sa prise en charge. », est pure spéculation.

Nous avons aussi lourdement insisté sur la nécessité d’un travail sur soi pour les futurs psychothérapeutes.

5. Déliaison et liaison :

Depuis 13 ans, les projets ou propositions de loi se succèdent avec deux camps qui s’opposent : les universités épaulées par la FBP (et derrière eux le lobby des psychiatres) et les associations francophones de l’autre côté.
Chaque fois qu’un politique néerlandophone a eu la main, il a déposé un projet qui correspondait à votre formulation ci-dessus. Qu’avez-vous fait ? RIEN. Vous n’avez pas bougé.
Les rares fois où un politique francophone a eu la main ou qu’un ministre francophone a voulu déposer un projet qui était à l’écoute de nos revendications, vous êtes sortis du bois pour hurler au loup et tout faire pour faire capoter le projet, au mépris de tout le travail qui était effectué par vos collègues qui pourtant s’acharnaient à défendre un positionnement analytique.
A croire que vous ne connaissez que la déliaison !
Gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge, disait Voltaire.

6. Collaborer :

Si effectivement, vous voulez jouer sur le terrain de la psychothérapie, vous allez devoir collaborer avec tous les autres.
Qui aura envie de vous avoir comme partenaire dans le conseil supérieur si vous restez dans votre arrogance, dans le mépris vis-à-vis du « vil plomb » y compris de la psychothérapie psychanalytique ?

Je pense qu’il faut que vous soyez conscients qu’il va vous falloir respecter les autres si vous voulez être écoutés en dehors de vos cénacles. Il va vous falloir accepter les différences et ne pas les vivre comme persécutrices.

J’espère que ces réflexions, pour choquantes qu’elles puissent vous paraître, vous feront réfléchir.
La psychanalyse en Belgique (et arrêtez de ramener tout le temps la situation française qui n’est pas transposable à notre culture du compromis) est à un tournant. Vous avez à décider comment vous voulez le prendre.

Je vous souhaite une bonne réflexion, mais pour ce faire, il vaut mieux travailler sur des faits plutôt que des fantasmes.

28 septembre 2013

Voilà également la rentrée politique. Nous devrions être rapidement fixés sur la forme que va prendre le projet de loi relatif à la psychothérapie. En attendant d'en savoir plus, vous trouverez ci-dessous un article en français (disponible également en néerlandais) paru dernièrement dans la revue des Mutualités Libres (Health Forum). A très bientôt donc.

Psychothérapie :

enfin une reconnaissance ?

La psychothérapie n’est actuellement pas une pratique reconnue officiellement par la réglementation des soins de santé. Ce qui pose la question de la protection tant des consommateurs que des professionnels qui la pratiquent. Après des années de réflexion et de travail avec les associations professionnelles et les centres académiques, le dossier semble aujourd’hui en passe d’aboutir. Eclairage auprès des acteurs de terrain.

En Belgique, 46% des personnes touchées par des troubles mentaux graves ont vu un médecin mais n’ont pas suivi de traitement médicamenteux, ni de psychothérapie, 25% ont reçu un traitement médicamenteux sans suivre de thérapie et à peine 4% ont suivi une thérapie sans prendre de médicaments. Enfin, seule une personne atteinte de troubles psychiques sur 4 a suivi à la fois un traitement médicamenteux et une thérapie.

C’est ce qui ressort d’un rapport de l’OCDE paru début 2013. En matière de choix du presta- taire, l’Eurobaromètre de la santé mentale (2010) indique que 14% des personnes souhaitant consulter pour un problème psychologique se tournent vers leur généraliste et 5% vers un psychologue ou un psychiatre.

Ces chiffres révèlent deux faits : la moitié des personnes atteintes de troubles mentaux graves ne sont pas du tout traitées et le recours à un praticien spécialisé, qu’il soit psychiatre, psychologue ou psychothérapeute, est très timoré.

Trop de flou

Le rapport OCDE justifie les réticences des patients à se tourner vers les spécialistes (psychiatre, psychologue ou psychothérapeute), entre autres, par la stigmatisation qui entoure les troubles psychiques mais aussi par la difficulté de se faire une idée des compétences d’un psychothérapeute. En effet, l’absence d’une reconnaissance ou d’un agrément officiel des personnes pratiquant la psychothérapie ne permet pas de garantir une qualité comparable d’un traitement ou d’un praticien à l’autre. “Le problème actuel est que beaucoup pratiquent la psychothérapie sans avoir suivi de formation, explique Edward Van Rossen, de la Commission des Psychologues. Il n’existe pas d’instance de certification, d’agrément des formations, donc pas de contrôle. Il faudrait un processus de vérification et d’amélioration de la qualité”.

Françoise Daune, présidente de la Plate-forme des professionnels de la santé mentale (Plateforme Psysm) renchérit : “Il y a beaucoup de confusion et certains profitent de la fragilité humaine. Une loi permettrait de sortir de cette situation”. Cet état de fait a incité depuis longtemps les associations professionnelles, les responsables politiques et les acteurs de terrain à réfléchir à une reconnaissance officielle de l’exercice de la psychothérapie.

Psychologie et psychothérapie, destins liés ?

En Belgique, les diverses associations professionnelles estiment incontournable la reconnaissance de l’exercice de la psychothérapie mais aussi de la psychologie. En effet, les deux disciplines sont liées sur ce dossier. Parce que beaucoup de psychologues sont également psychothérapeutes. Et que, selon la Fédération belge des psychologues, il ne peut pas y avoir de réglementation de la psychothérapie sans en avoir une pour le psychologue clinicien. Si le titre de psychologue est reconnu depuis 1993, l’exercice de la profession ne l’est pas et en tout cas pas en termes de professionnel de la santé. Et ce, alors que certaines normes hospitalières officielles exigent un profil de psychologue dans des équipes ou des services spécialisés. La reconnaissance de l’exercice de la psychologie a bien avancé ces derniers mois puisqu’un avant-projet de loi visant à la mise en place d’un Code de déontologie, d’un Conseil de discipline et d’un Conseil d’appel propres à la profession de psychologue a été voté au printemps 2013.

En ce qui concerne la psychothérapie, les réflexions ont aussi bénéficié d’un coup d’accélérateur par la mise sur pied d’un groupe de réflexion par le cabinet Onkelinx. Ce groupe a rassemblé des associations professionnelles, des représentants du monde académique et politique. Les travaux se sont largement inscrits dans le prolongement de l’analyse réalisée par le Conseil Supérieur de la Santé , “Psychothérapies : définitions, pratiques et conditions d’agrément”, parue en 2005. Côté parlementaire, plusieurs propositions de loi ont été déposées ces dernières années en matière de santé mentale mais aucune n’a encore vu le jour, faute de consensus sur les modalités.

Formation supplémentaire et continue

Où en sont les discussions ? Si pendant long- temps, les praticiens de la psychothérapie se sont affrontés en raison d’orientations idéologiques distinctes, aujourd’hui, un consensus semble se dégager sur les critères indispensables à la reconnaissance de la psychothérapie. Les associations s’accordent sur l’exigence d’une formation complémentaire de 3 à 4 ans. Cette formation devra être dispensée par des instituts reconnus et agréés. Les quatre grands courants de la psychothérapie seront pris en compte : orientation psychanalytique et psycho-dynamique, orientation comportementale et cognitive, orientation systémique et familiale et psychothérapies expérientielles et centrées sur le client. C’est un futur “Conseil supérieur de la santé mentale” qui fournira l’agrément des instituts de formation et qui en contrôlera la qualité. Ce cursus supplémentaire constituera une spécialisation, une sorte d’habilitation à pratiquer la psychothérapie en plus d’un diplôme lié à un métier de la santé ou psycho-social. “L’objectif est de créer un cadre d’habilitation pour l’exercice de la psychothérapie : seuls les psychothérapeutes “habilités” pourront porter le titre de psychothérapeute”, explique la ministre Onkelinx. Quels sont les métiers de la santé susceptibles d’accéder à la formation en psychothérapie ? Les psychologues et les médecins qui ont un diplôme universitaire mais aussi les assistants en psychologie, les assistants sociaux, les infirmiers et infirmières, les ergothérapeutes, de niveau baccalauréat. Ce qui sup- pose une reconnaissance de ces métiers également.

Un diplôme psycho-médico-social

Sur la question du niveau du diplôme de base, les différents intervenants ne se sont pas encore rejoints. Certains, principalement au sud du pays, souhaitent autoriser les détenteurs d’un baccalauréat à pour- suivre la formation supplémentaire en psychothérapie tandis que d’autres, dans les milieux académiques et au nord du pays, estiment que le master est une base minimale. Pour Françoise Daune, de la Plateforme Psysm, cette question peut se résoudre en établissant des prérequis indispensables au suivi de la formation en psychothérapie. Une piste qui a aussi les faveurs de la ministre Onkelinx : “Les titulaires d’un baccalauréat dans une filière psycho-médico-sociale qui n’auraient pas acquis l’entièreté de ce prérequis devraient se mettre à niveau, selon les filières qu’ils ont suivies, en suivant certains cours en élèves libres ou en assistant à des “modules” dont la mise en place pourrait être discutée avec les universités”.

En plus d’un diplôme de base pertinent et d’une formation adéquate, les futurs psychothérapeutes auront l’obligation de suivre des formations continues, à l’instar des médecins. Ils devront aussi soumettre leur pratique à une supervision interdisciplinaire. “Il est aussi très important d’effectuer un travail thérapeutique personnel, ce qui permet d’apprendre sur le métier et sur le processus”, ajoute Edward Van Rossen.

Un texte pour l’automne ?

Après plusieurs réunions du groupe de travail organisées par le Cabinet Onkelinx et qui ont déjà permis de dégager les grandes lignes d’une future législation, les discussions vont revenir au sein de la Commission santé de la Chambre. Il faudra aussi se mettre d’accord sur les mesures transitoires pour tous les psychothérapeutes déjà en activité. Un texte pourrait être prêt à l’automne. Les représentants des associations professionnelles semblent en tout cas optimistes pour l’avenir de leur profession !

Psys et généralistes, une relation à cultiver

Fin 2012, généralistes, psychologues et psychothérapeutes se sont rencontrés lors du colloque “Psychothérapeute et médecin généraliste : collaborateurs santé?”. A cette occasion, ces professionnels se sont interrogés sur les moyens d’améliorer leur relation. “Les médecins généralistes souhaitent prescrire moins de médicaments et se référer à d’autres traitements tel que la psychothérapie, explique Koen Lowet, président de la Fédération belge des psychologues. Mais ils se heurtent à une difficulté de communication avec le psycho- logue ou le psychothérapeute puisqu’il n’existe pas actuellement de possibilité réelle de consultation commune ni d’outils informatiques communs comme eHealth, ce qui est n’est pas facilité par la non reconnaissance des psychothérapeutes”.

Lors des ateliers du colloque, plusieurs réflexions ont émergé, entre autres : la nécessité de soutenir le processus de collaboration en favorisant une connaissance mutuelle entre médecin, psychologue clinicien ou psychothérapeute (identité et rôle de chacun), l’augmentation des stages en neuropsychologie et en psychiatrie dans la formation des médecins, la création d’un point de communication entre le médecin et le psycho- thérapeute de référence, la possible participation des psychologues ou psychothérapeutes aux GLEM, etc.

Stéphanie Brisson

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3 questions à Laurette Onkelinx, ministre de la Santé publique

Garantir les qualifications réelles

Quelles sont vos priorités dans ce dossier ?

Ma priorité est de faire aboutir ce projet dans sa globalité, car les différents volets me paraissent indissociables. Il s’agit d’une urgence, vu la demande croissante de la population et l’offre grandissante de la part de praticiens pour certains desquels on n’a aucune garantie quant aux qualifications réelles. De même, ma volonté, à l’aboutissement de ce projet, est, d’une part, de protéger les patients en leur assurant qu’ils s’adressent à des professionnels disposant des formations requises, mais aussi d’offrir une reconnaissance à ces professionnels qualifiés.

Comment les métiers de la santé mentale peuvent- ils s’intégrer dans l’arrêté royal n°78 qui régit les professions de santé ?

L’insertion des psychologues cliniciens et orthopédagogues cliniciens dans le cadre fixé par l’arrêté royal n°78 relatif à l’exercice des professions des soins de santé serait opérée à l’instar de tous les autres professionnels de santé (dans le Chapitre I ). La création du cadre d’habilitation pour l’exercice de la psychothérapie serait faite dans un autre texte légal que l’AR n°78,

et cela pour une raison simple : l’exercice de cette pratique serait ouvert à des professionnels de santé (psychiatres, psychologues cliniciens) mais aussi à d’autres personnes qui ne seraient pas des professionnels de santé reconnus comme tels (assistants sociaux, assistants en psychologie, etc.).

Qu’est-il prévu en matière de déontologie et de contrôle de qualité ?

En ce qui concerne la déontologie, je souhaiterais que nous puissions fixer des dispositions déontologiques relatives aux relations entre les psychothérapeutes, entre les psychothérapeutes et les autres professionnels de santé, ou encore entre les psychothérapeutes et les patients mais aussi les obligations des psychothérapeutes envers la communauté.

Pour ce qui concerne le contrôle de qualité, l’habilitation à la psychothérapie serait délivrée par le Conseil supérieur de la Santé mentale en fonction de critères précis en termes de connaissances théoriques et de formation pratique. Des obligations en matière de formation continuée me semblent également incontournables.

Propos recueillis par Stéphanie Brisson

Juin 2013

Nous voilà donc invités pour la deuxième fois, début juin, à participer au groupe de réflexion réunissant autour de Madame la Ministre Laurette Onkelinx des représentants des psychologues cliniciens, des psychothérapeutes, des médecins généralistes, des psychiatres, des universités et des membres de divers groupes politiques membres de la Commission Santé - francophones et néerlandophones. Cette réunion devrait être la dernière, les politiques se chargeant désormais, sur la base des travaux de ce groupe, d’élaborer un projet de loi susceptible d’être voté en 2013. Nous restons à la fois prudents et confiants. Des points importants à nos yeux semblent pouvoir faire consensus : le fait que pour être psychothérapeute, il faut avoir suivi une formation spécifique de psychothérapeute, quel que soit son diplôme de base, par exemple ; le fait que des associations privées devraient être habilitées, au même titre que les universités, à assurer les formations à la psychothérapie ; la mise en place de clauses « grand-père », enfin, à l’intention des psychothérapeutes travaillant actuellement, etc. Beaucoup serait du ressort d’un Conseil Fédéral Supérieur de la Santé Mentale, à créer, chargé à la fois de la reconnaissance des personnes et de celle des organismes formateurs. Il aurait la charge de définir les contenus, les modalités et le niveau de compétence requis chez les formateurs, au sein des organismes reconnus de formation. Il devrait aussi se prononcer sur les pré-requis exigés dans certains cas. Il sera capital que notre position y soit représentée. Reste à vérifier que le projet de loi à venir incluera bien tous ces différents points ! Nous vous tiendrons évidemment au courant. Merci à tous celles et ceux qui sont venus participer à l'AG.

Mai 2013

Une bonne nouvelle ! La Plate-forme des professionnels de la Santé mentale, forte de son expérience et de sa représentativité, a été choisie par Mme La ministre fédérale des Affaires sociales et de la Santé publique, Mme Laurette Onkelinx, pour siéger autour de la table réunissant acteurs de terrain, membres du cabinet et politiciens en charge d'élaborer la loi à venir relative à la psychothérapie. Le vrai travail commence donc et nous vous en tiendrons régulièrement informés.

Mars 2013

Chers membres et sympathisants de la Plate-forme des professionnels de la Santé mentale, en ce début d’année 2013, il existe une certaine effervescence au niveau politique relativement à la psychothérapie. Après le dépôt en 2011 et 2012 de trois propositions de loi (CD&V, PS et Ecolo), la Ministre fédérale des Affaires sociales et de la Santé publique, Mme Laurette Onkelinx, semble bien décidée à légiférer sur la question. Il se pourrait que cela se fasse dans les prochains 12 mois. Un groupe de travail associant acteurs de terrain, élus et membres du cabinet serait du reste en cours de constitution autour de la Ministre. Ceci n’est pas évidemment sans susciter un certain nombre d’interrogations. La Plate-forme, les associations et fédérations de psychothérapeutes qui y sont regroupées, veilleront à se retrouver autour de la table de négociations pour faire valoir leur vision et leurs revendications. Nous vous tiendrons régulièrement au courant de l’avancée de ces travaux. Il est très important que nous restions mobilisés.

Nos positions sont détaillées dans le numéro n°19 de la revue de la Ligue Bruxelloise Francophone pour la Santé Mentale (LBFSM), Mental’Idées, qui est maintenant paru. Cet article est une version actualisée d’un article paru en 2012 sur le site du guide du mieux-être (www.mieux-etre.org). Pour plus d’infos, vous référer au site de la Ligue : www.lbfsm.be.

Enfin, pour que la Plate-forme soit la plus représentative possible et pèse sur les choix politiques à venir, cotisez : faites-vous membre. C'est un geste symbolique qui a toute son importance car il témoigne de votre intérêt et de votre soutien à nos positions. Dites-le également à vos collègues autour de vous, nous devons montrer que nous sommes nombreux, psychologues et non psychologues.

La cotisation de 10 euros (individuelle) ou 20 euros (association) peut être versée sur le compte : 523 - 0800 726 - 66.

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A bientôt - pour rappel nous nous retrouverons à l'occasion de notre AG le 27 mai à la Ligue, 55 rue du Président, 1050 BXL.

 

Actualités

Conseil fédéral constitué !

Voilà les noms des membres du Conseil fédéral des professions de soins de santé mentale (où la psychothérapie a disparu!) : http://www.psychotherapeutes.be/wp-content/uploads/2017/06/KB-benoeming-leden-FRGGZB-AR-nomination-des-membres-CFPSSM1.pdf. Plus d'infos dans la newsletter.

 
Colloque de l’APPPsy

Le samedi 6 mai, de 9h à 17h à l’ULB, se tiendra le colloque de l’APPPsy sur un thème crucial : «Le secret professionnel démantelé : la démocratie en danger». 

Car sous prétexte de «terrorisme», et en surfant sur la vague populiste, se trouve mis en péril une garantie de droit public essentielle pour la démocratie. 

Plus d’infos et inscriptions à l’adresse suivante : apppsycolloque2017@gmail.com.

 
Que veut nous imposer la loi De Block ?

Paru dans la Lettre du Mieux-Etre, un article de Francis Martens détaillant avec force les implications et les dangers réels de la politique de Maggie De Block. http://www.mieux-etre.org/Que-veut-nous-imposer-la-loi-De-Block.html.

 

 
   
 
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