Plate-forme des Professionnels de la Santé Mentale


Spécificité de la santé mentale par rapport à la santé

Le champ de la santé mentale se caractérise par la diversité de ses approches (psychologie, orthopédagogie, sexologie, psychothérapie, psychiatrie, service social,…). Celle-ci nous semble à préserver car elle permet aux personnes en difficulté de se diriger librement, au fil de leur parcours, vers les méthodes et les personnes qui leur conviennent. Si aucune pratique n’est assimilable à une autre, toutes ont en commun de s’adresser à l’individu (ou au groupe) dans sa singularité.
Le travailleur de la santé mentale, le psychothérapeute en particulier, ne cherche pas a priori à supprimer les symptômes mais plutôt à accompagner la personne et à l’aider à rechercher en elle-même, à son rythme, les ressources pour y faire face, y chercher un sens, et retrouver un équilibre.

Les progrès de la médecine lui ont imposé une technicité grandissante et une sectorisation en spécialités de plus en plus pointues, bien nécessaire à certains égards mais ce n’est pas cette division que nous souhaitons dans notre champ.

Nous considérons que l’épistémologie médicale est différente de celle à laquelle se réfèrent les professions de la santé mentale.
En milieu psychiatrique, l’outil de référence est le plus souvent le très controversé DSM 4 (Manuel américain de diagnostic et statistique des problèmes et troubles mentaux).
Pour nous, la santé mentale est, par essence, subjective, singulière mais aussi influencée par le contexte relationnel, social, économique,…

Ce sont deux dynamiques fondamentalement différentes, il ne serait pas bon de les assimiler. En entrant dans la dynamique médicale, les professionnels de la santé mentale craignent qu’on ait tendance à « pathologiser » un certain nombre de problèmes qui font partie de la vie (comme par exemple le deuil). Cette peur est fondée sur l’exemple des Etats Unis et de son DSM IV, qui est maintenant utilisé en Europe également, mais aussi sur l’explosion de la prise de médicaments et des actes médicaux « de convenance » (ex. nouvelle pilule pour supprimer les règles chez les jeunes filles par convenance,…). Un des grands exemples actuels est la prescription d’amphétamines à des enfants remuants qui ne sont pas de réels hyperactifs ; un autre consiste en la volonté de détecter la délinquance future dès la crèche ! www.pasde0deconduite.ras.eu.org

Il est à craindre que, si elles étaient reprises dans le chapitre 1 de l’arrêté royal 78, les professions de santé mentale devront  se calquer sur le modèle médical (par exemple répondre à l’obligation de transmission des données dossier ou d'organiser un système de garde, ce qui n’est pas pertinent dans le contexte d’une relation singulière au patient)  sauf si un conseil supérieur de la psychothérapie ou de la santé mentale voyaient le jour et en décidaient autrement ?.





 

 

Actualités

Fin de la Plate-forme

Après presque 20 ans d’existence, les membres de la Plate-Forme ont mis un terme à son activité ce lundi 5 novembre 2018. Voir la news-letter.

 
Les recours rejetés !

Les cinq recours en annulation introduits à l’encontre de la «loi De Block» ont été rejetés par la Cour Constitutionnelle ce 1er mars 2018. Plus d’infos dans la Newsletter.

 
Conseil fédéral constitué !

Voilà les noms des membres du Conseil fédéral des professions de soins de santé mentale (où la psychothérapie a disparu!) : http://www.psychotherapeutes.be/wp-content/uploads/2017/06/KB-benoeming-leden-FRGGZB-AR-nomination-des-membres-CFPSSM1.pdf. Plus d'infos dans la newsletter.

 
   
 
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