Plate-forme des Professionnels de la Santé Mentale


Protection des usagers de la santé mentale

Protection des usagers de la santé mentale

Un objectif annoncé des propositions de loi déposées par des parlementaires est de « veiller à la qualité des soins et à la protection du patient. »

Les professionnels de la santé mentale s’en réjouissent fortement, étant souvent les premiers à déplorer les dérives et les abus. Le charlatanisme existe  effectivement dans le domaine de la psychothérapie, étant donné l’absence d’une loi protégeant le titre et fixant les critères de formations. Or cette protection des usagers est essentielle dans un domaine où la démarche même d’une psychothérapie rend souvent le patient vulnérable et dépendant vis-à-vis psychothérapeute. La qualité professionnelle de ce dernier est dès lors essentielle, de même son obligation à se soumettre à la déontologie de la profession.

L’argument très actuel du danger des sectes a été invoqué par le politique mais, si ce problème est réel, des législations existent pour le contrer.
La protection des usagers est une préoccupation importante de la grande majorité des associations professionnelles et des écoles « psy » qui se réfèrent à une déontologie propre à leur discipline qu’elles font respecter. S’il est des personnes qui s’affirment praticiens de la santé mentale (y compris de la psychothérapie) sans être passées par une formation sérieuse ni approfondie, elles ne relèvent en aucun cas des associations sérieuses.

Depuis le début des discussions autour de ce projet de loi, les psychologues et les psychothérapeutes se battent pour faire inscrire la référence à leur déontologie dans la loi. C’est essentiel aussi pour donner des garanties aux usagers de la santé mentale. A l’heure actuelle, la seule arme que les associations de psychothérapeutes ont contre les collègues qui manquent à la déontologie est de les exclure de leur association, mais en aucun cas on ne peut leur imposer d’arrêter leurs manquements, voire d’exercer. Face aux usagers victimes, on ne peut que reconnaître notre impuissance à prendre des mesures. Nous avons construit notre identité professionnelle autour d’une déontologie qui protège avant tout l'individu consultant. Nous ne pouvons pas accepter que cela ne soit pas reconnu.

Déontologie

Chaque profession possède sa déontologie.
Il faut être attentif au fait que la déontologie médicale diffère de la nôtre sur un bon nombre de points, nos référents théoriques n’étant pas les mêmes et nos pratiques non plus.
Par exemple, un médecin a le droit de soigner un membre de sa famille, y compris son partenaire sexuel, ce qui est inacceptable pour un psychothérapeute. De même le problème du secret professionnel est beaucoup plus aigu dans notre profession : ce que le patient nous confie ne peut que rarement et très parcimonieusement transmis à d’autres au risque de casser le lien de confiance nécessaire au déroulement du travail d’accompagnement psychique.

Principes fondamentaux de la déontologie des professions en santé mentale

1. Respect fondamental de l’être humain : la personne consultante a droit au respect de sa personne tant morale que physique.

2. Libre choix : elle a le libre choix de son thérapeute et de la méthode utilisée par ce dernier. Elle a le choix de mettre un terme au suivi.

3. Information claire : elle a le droit de connaître la qualification du professionnel auquel elle s’adresse, sa formation et la méthode qu’il utilise.

4. Enoncé du cadre : elle a le droit de savoir dès le début les modalités et les conditions du suivi qu’elle entame.

5. Confidentialité : elle a le droit au respect absolu du secret professionnel concernant ce qu’elle confie au professionnel.

6. Attitude éthique : le professionnel accepte de respecter scrupuleusement les principes déontologiques de sa profession et de son approche.

7. Compétence : le professionnel entretient et développe sa compétence.

8. Sécurité : le professionnel s’engage à éviter tout ce qui pourrait nuire ou mettre en danger la relation de confiance qui s’établit avec le bénéficiaire de ses prestations.

Dans cette optique tout passage à l’acte violent ou sexuel avec le patient est formellement interdit.

 

Actualités

Fin de la Plate-forme

Après presque 20 ans d’existence, les membres de la Plate-Forme ont mis un terme à son activité ce lundi 5 novembre 2018. Voir la news-letter.

 
Les recours rejetés !

Les cinq recours en annulation introduits à l’encontre de la «loi De Block» ont été rejetés par la Cour Constitutionnelle ce 1er mars 2018. Plus d’infos dans la Newsletter.

 
Conseil fédéral constitué !

Voilà les noms des membres du Conseil fédéral des professions de soins de santé mentale (où la psychothérapie a disparu!) : http://www.psychotherapeutes.be/wp-content/uploads/2017/06/KB-benoeming-leden-FRGGZB-AR-nomination-des-membres-CFPSSM1.pdf. Plus d'infos dans la newsletter.

 
   
 
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